Des histoires de vie, de survies, de beauté et d’espérance

Missionnaires, volontaires, bénévoles, témoignent de leur expérience de don de soi où la vie est servie, secourue, soignée, accompagnée, surtout quand elle est en souffrance.

Les porteuses d’eau

Ce récit s’intéresse à une réalité inattendue et inconnue pour les Européens que nous sommes.
L’eau, familière et tellement utile, qui abreuve, lave et rafraîchit, est un bien précieux dont nul ne peut se passer. Pourtant, cette eau ne s’offre pas de la même façon à tout le monde.

Il y a l’eau courante, celle qui coule avec force dans les tuyaux de nos maisons. Nous y sommes tellement habitués que nous ne pouvons pas imaginer qu’il puisse en être autrement. Savons-nous qu’il y a aussi l’eau portée péniblement sur les chemins de brousse. Elle remonte lentement et avec peine, par des sentiers abrupts ou sur des marches mal taillées à flan de colline, portée dans des bidons de plastique qui peuvent peser jusqu’à 20 kilos sur les têtes de femmes de tous âges.

À Kabinda, l’eau courante est rare, comme dans beaucoup de pays d’Afrique et d’Asie. À l’évidence, ici comme ailleurs, l’eau se trouve toujours dans les points bas quand elle n’est pas cachée sous terre. L’eau des sources et des fontaines coule toujours au pied de collines, mais elle n’y remonte jamais seule. C’est normal selon les lois physiques de la gravité, mais anormal pour ceux qui en ont tellement besoin !

L’eau n’est pas juste avec tout le monde ! Elle coule et s’échappe, elle fuit quand elle n’est pas domptée. Quand elle se laisse trouver et capter, elle devient un don précieux, comme à Kabinda. Là, elle vaut une fortune. L’eau, et la vie qu’elle nourrit, ont un prix élevé, celui de l’effort presque surhumain de femmes et de jeunes filles qui chargent sur leur tête ce bien si précieux et si lourd, qui écrase les vertèbres et fait plier le dos. Le corps ainsi accablé, qui vacille et qui cherche des appuis secourables pour éviter la chute, ne perd pas sa dignité. Au contraire, chaque pas est vécu comme une victoire, il est l’occasion de dire :  » C’est dur, mais je vis, l’effort est surhumain, mais d’autres vivront avec cette eau ! »

En haut du chemin, à l’arrivée dans le village, il y aura le soulagement, certes, mais se savourera aussi le bonheur d’avoir réussi et d’avoir comblé les siens de ce bien si précieux qui sera consommé avec parcimonie.

La petite fille à la bassine

Le véhicule 4×4 s’est arrêté au milieu du village et, comme à chaque fois, un attroupement d’enfants se forme. Ça court dans tous les sens en criant. L’attraction, ce sont bien sûr ces étrangers venus visiter le dispensaire de la zone de santé planté à quelques mètres de là.

Où vas-tu, petite enfant, vêtue de ta robe colorée et trop grande pour ton âge ? Tu es accourue quand la voiture s’est arrêtée et tu t’es retrouvée au milieu de la nuée bruyante et tourbillonnante des enfants du village. Tu portais une énorme bassine sur la tête qui te laissait comme figée, les bras tendus vers le haut pour la maintenir en bon équilibre.

Quand je me suis approché, tu as baissé les yeux, surprise d’être l’objet d’une quelconque attention. Comment un étranger pouvait-il te regarder dans cette position inconfortable et insolite ? N’était-ce pas plutôt lui l’attraction du moment ? Une voiture ne passe pas souvent sur cette unique piste, artère centrale au cœur du village.

Tout à coup, un petit garçon, probablement ton petit frère tant il te ressemble, s’est précipité et s’est accroché à ta taille, te faisant presque vaciller. Certainement était-il impressionné par la scène, mais il n’a pas mesuré le risque pris : te faire perdre ton précieux chargement. Son regard fuyant dans le vide cherche une protection et il l’a trouvée auprès de toi, mais tes mains prisonnières de la bassine ne peuvent rien faire pour lui.

Petite fille d’un village perdu dans la grande province de la Lomami, te voilà investie d’une double et lourde responsabilité, ramener à la case familiale une bassine d’eau trop grande et bien pesante, avec un petit frère accroché à tes basques. Manifestement, la vie compte sur toi pour l’aider. Il y a tant à faire dans l’ordinaire de nos jours et déjà tu es très occupée. Mais qui s’occupera de toi ?

Pour lire d’autres récits inspirants de vie:

Pour l’amour de la vie
Fioretti de présences humanitaires
Jean-Claude Michel
Éditions des Béatitudes
979-10-306-0136-7

Ces récits de mission rapportés par des médecins, des éducateurs, jeunes et volontaires, venus de pays nantis pour se mettre au service des plus démunis d’Afrique ou d’Asie, ravivent notre espérance et témoignent que l’amour de la vie est le plus fort.

Mise en garde avant l’Enfer de Thomas More

Thomas More (1478-1535) écrivit vers 1522 ce traité, resté inachevé, sous le titre des « Vérités dernières ». Son but est de montrer combien il est nécessaire de penser à la mort pendant sa vie pour mériter le ciel. Énumérant un à un les péchés capitaux, il les passe à l’épreuve de la méditation sur la mort.

Avec un humour propre à ceux qui savent scruter les petits travers du quotidien, l’auteur dénonce nos compromissions avec les tentations, rendant très contemporaine sa fine analyse de l’être humain. Le péché serait-il encore plus attrayant et convaincant aujourd’hui ?

Les péchés capitaux à l’épreuve de la mort

« Pourtant je sais que beaucoup de gens diront que la seule pensée de la mort, si on la considère sérieusement, suffirait à priver l’homme de toute sa joie de vivre; et que la vie deviendrait encore plus pénible si, à la méditation de la mort, on ajoutait la contemplation du redoutable jugement de Dieu ainsi que les cuisantes souffrances du purgatoire ou de l’enfer, dont chacune dépasse et excède de nombreuses morts ! Voilà bien les sages maximes pour ceux qui font de ce monde leur paradis, et qui font de leurs désirs un dieu.

Voyez donc l’aveuglement dont nous, les hommes de ce monde, nous souffrons en prétendant décocher nos flèches folles précisément vers les cibles qui sont le moins à notre portée ! Car je parie que sur quatre mille personnes prises au hasard, on n’en trouvera pas quatre-vingts qui n’affirmeront pas hardiment qu’il est trop difficile de s’appliquer à garder à l’esprit ces quatre fins dernières. De même je parierais que, sur ces quatre mille, vous n’en trouverez pas quatorze qui y aient vraiment réfléchi quatre fois dans toute leur vie.

Si les hommes daignaient tester les effets de cette médecine – la méditation sur les quatre fins dernières -, ils constateraient qu’au lieu d’abandonner le plaisir de la vie, ils y trouveraient un plaisir sans cesse plus grand, tel qu’ils n’en ont jamais éprouvé auparavant, ni ne l’auraient jamais imaginé. Car il faut savoir que, de même que nous sommes faits de deux substances fort différentes, le corps et l’âme, ainsi sommes-nous aptes à recevoir deux plaisirs différents, l’un sensuel, l’autre spirituel. Et de même que l’âme surpasse de loin le plaisir grossier et écœurant de tout délice charnel, qui, à dire vrai, n’est pas un vrai plaisir, mais une contrefaçon du plaisir. Si les hommes en sont si friands, cela n’est dû qu’à leur ignorance de l’autre plaisir. Ils sont comme ceux qui ne connaissent rien aux pierre précieuses et se satisfont autant d’un béryl ou d’un cristal contrefait que d’un diamant véritable. En revanche celui qui, grâce à l’habitude et à l’expérience reconnaît à l’œil nu la marque véritable et l’éclat vrai du diamant, rejette tout de suite la contrefaçon et n’éprouve aucun plaisir à la regarder, si bien ouvragée, ou si parfaitement polie soit-elle. Et soyez sûrs que, de la même manière, si les gens voulaient bien s’accoutumer au goût du plaisir spirituel, et à cette douceur qu’éprouvent les personnes vertueuses dans le bon espoir du ciel, ils ne tarderaient pas à mépriser, puis finalement à détester cette jouissance vile et grossière que leur procure le plaisir de la chair et des sens, qui n’est jamais si agréablement pimenté de délices et de jouissance qu’il n’apporte avec lui le remords et le reproche de la conscience au point qu’il soulève le cœur et lui donne envie de vomir. Pourtant, l’habitude nous aveugle à tel point que nous persévérons dans cette jouissance et, sans nous soucier le moins du monde du plaisir supérieur, nous imitons la truie qui, satisfaite au milieu des déchets, de la fange et de la boue, ne demande ni meilleur menu ni meilleur lit. »

Extrait de :

Mise en garde avant l’Enfer
Thomas More
Éditions Nouvelle Cité

Vers 1522, l’auteur écrit ce traité, resté inachevé, sous le titre Les fins dernières pour montrer combien il est nécessaire de penser à la mort pendant sa vie pour mériter le ciel. Les péchés capitaux sont passés à l’épreuve de cette méditation sur la mort.

Élisabeth de la Trinité, une vulnérabilité conjuguée à la force

« Il y a des tournants au cœur d’une vie qu’on ne peut prendre seul. Le chemin qu’Élisabeth nous invite à emprunter n’est autre que l’immémoriale, l’intemporelle, trajectoire de l’initiation. Une odyssée de sainteté à laquelle nous sommes tous appelés. »

D’un tempérament ardent, d’une sensibilité à fleur de peau où pointe une vulnérabilité conjuguée à la force, Élisabeth possède ce « je ne sais quoi » d’indéfinissable qui s’appelle le charme.

Une féminité finement ressentie et exprimée. En touches discrètes. Pas dans le registre vamp. Sa beauté se passe d’artifices. L’aisance en partage, elle n’a pas besoin de dégainer cette arme pour se rassurer.

Son magnétisme n’attire pas seulement les amies, mais aussi les jeunes gens. « Ses dehors charmants faisaient concevoir autour d’elle bien des espérances », comme le remarque avec beaucoup de délicatesse le père Conrad de Meester.

Face aux désirs des hommes, les femmes ne sont gardées que par elles-mêmes. Et le cœur le plus abandonné à Dieu est le mieux gardé. Avec son regard malicieux et sa foi inébranlable tel un rempart, l’adolescente sait se préserver. Il n’est guère question de lui conter fleurette.

Le frère d’une de ses amies, qui se risqua un jour à lui faire un compliment, fut éconduit d’un revers de main:  » Tu m’ennuies. » Un petit coup de patte souple comme celui d’une chatte. C’est du Élisabeth tout sucre ! Un art d’effleurer la surface des choses sans jamais s’y laisser prendre.

La voir évoluer ainsi, en permanence dans un entre-deux, interpelle. D’un côté le monde, ses obligations, ses contraintes et ses petits bonheurs au quotidien. De l’autre, son désir si profond de Dieu. Alors ?

Comment fait-elle pour tenir les deux pôles ensemble ? Passer d’un registre à l’autre. Un grand écart en permanence. Un talent d’équilibriste remarquable.
Joue-t-elle un jeu ? En aucun cas. Élisabeth ignore tout de la tentation d’être quelqu’un et son contraire, telle Virginia Woolf et ses innombrables moi. Elle est sans faux plis. D’une seule pièce. Sans un point de couture :  » Le Seigneur m’appelle au Carmel. Mon âme vole à son appel. »

Dieu aime les êtres de tout éternité, mais lorsqu’il en désire un plus particulièrement, Il libère son âme de tout ce qui n’est pas Lui, lui infuse son Esprit et le conduit par des voies que Lui seul connaît.

S’il choisit Élisabeth pour accomplir ses desseins de sagesse, c’est pour ce quelque chose en elle qui la sépare de l’humanité commune. Une puissance d’aimer. Un détachement. Une liberté. Une intensité existentielle.

Une disposition mystique, qui ne relève ni de la culture intellectuelle, ni du génie scientifique, ni de l’intelligence philosophique, mais de sa capacité à creuser le fond de son être jusqu’à un point de densité incompressible. Jusqu’à l’incandescence. Jusqu’à cette transparence qui lui permet d’entrer dans un ineffable dialogue avec le Christ : « Je suis à mon bien-aimé. Et vers moi se porte son désir ».

Cette main qui s’est posée sur elle, Dieu ne la retirera jamais. Ce n’est pas un feu de paille. Une de ces douces chimères de jeune fille imaginative, que le temps craquelle et altère. C’est une rencontre rare. De celles qui balaient tout sur leur passage.

Dans son cœur, Jésus fait sa demeure. C’est uniquement pour Lui, en Lui, par Lui que la future carmélite vit et vibre. Elle ne cherche pas à l’enfermer dans une cage. Seulement à lui faire un nid. Une résidence aimante.

Comme toute adolescente, elle a besoin de héros. Il en faut. Jésus est sa référence suprême. Non pas son idole, mais son modèle. L’idole l’aurait figée dans l’infantilisme. Le modèle lui donne une trajectoire pour croître.

Extrait de:
Élisabeth de la Trinité
Un grand silence amoureux
Jocelyne Delafraye
ISBN 978-2-7122-1449-4

Un livre à méditer dans le sillage de la récente canonisation d’Élisabeth de la Trinité par le pape François.

Qui est Élisabeth Catez, jeune carmélite née le 18 juillet 1880 et morte le 9 novembre 1906, béatifiée par le pape Jean-Paul II le 25 novembre 1984 et très récemment canonisée par François, le 16 octobre 2016 ?

À l’heure où le pape offre aux catholiques du monde entier, une nouvelle sainte, Jocelyne Delafraye a souhaité revisiter son histoire. Non pas comme une biographe ou une historienne mais comme une femme de foi, personnellement touchée par la vie et le message d’Élisabeth de la Trinité. « En déroulant, au fil des ans, la pelote de son histoire, je me suis attachée à mettre en valeur les moments fondateurs où la grâce divine s’est emparée de la courbe de ses jours au point d’en infléchir le cours. »

Élisabeth Catez est née dans une famille chrétienne et développe très vite un attrait pour la prière montrant le désir de devenir religieuse au sein du Carmel. Dans un premier temps, sa mère s’oppose à sa vocation, mais lors d’une visite au Carmel de Tarbes (Hautes Pyrénées), son cœur est touché par la joie d’une jeune religieuse. Progressivement, elle acceptera la vocation d’Élisabeth pour y consentir définitivement en 1899, à condition qu’elle rentre au Carmel lorsqu’elle sera majeure, en 1901. Son nom « Élisabeth », qui signifie en hébreu « Maison de Dieu », devient le centre de sa spiritualité, ce que la doctrine chrétienne appelle l’habitation de Dieu. Élisabeth écrit alors la prière « Ô mon Dieu, Trinité que j’adore », qui résume sa spiritualité. Elle découvre, dans une épître de Paul, sa vocation, c’est-à-dire que sa vie consiste à être une « louange de gloire » à Dieu. Elle tombe malade et dit percevoir dans la souffrance une possibilité de vivre plus proche de Dieu. Elle meurt à l’âge de 26 ans. Peu après sa mort, ses écrits sont publiés par la supérieure du Carmel et rapidement diffusés. En 1931, l’évêque de Dijon ouvre une procédure en vue de sa béatification.

Yves Duteil à la une de nos nouveautés

Et si la clé était ailleurs ?
Yves Duteil
ISBN 978-2-7122-1452-4 • 112 p. • 19,95 $     Info
Yves Duteil se livre dans ce nouvel ouvrage comme sans doute il ne l’a jamais fait auparavant, évoquant sa vie personnelle, sa carrière, son beau métier d’artisan sans oublier sa quête de sens, ses sentiers de spiritualité et ses engagements sociaux.
Marie le chemin parfait
Consécration à Jésus par Marie selon saint Louis-Marie de Montfort
Jean-Louis Courchesne
ISBN 978-2-7122-1455-5 • 280 p. • 24,95 $   Info
L’auteur nous invite à découvrir la vision et l’expérience de celui en qui l’Église reconnaît un témoin et un maître dont le message sera toujours actuel puisqu’il est axé sur l’engagement baptismal et sur le rôle de Marie dans la vie de l’Église et des baptisés.

Élisabeth de la Trinité
Un grand silence amoureux
Jocelyne Delafraye
ISBN 978-2-7122-1449-4 • 200 p. • 26,95 $   Info
Récemment canonisée par pape François, Élisabeth de la Trinité donne l’occasion à l’auteure de revisiter son histoire, non pas du point de vue d’une historienne, mais d’une femme de foi, personnellement touchée par la vie et le message de la sainte.

Quand les prêtres viennent à manquer
Repères théologiques et canoniques en temps de précarité
Alphonse Borras
ISBN 978-2-7122-1441-8 • 208 p. • 27,95 $     Info
L’auteur, canoniste de renommée internationale et théologien sensible à la réalité du terrain, tente de prouver que la théologie et le droit canonique offrent des ressources indispensables pour penser le moment présent et s’engager dans l’avenir.
Enquête sur le Jésus historique
Robert J. Hutchinson
ISBN 978-2-7067-1482-5 • 368 p. • 35,95 $
Écrit pour les sceptiques comme pour les croyants, ce livre révèle comment les Évangiles sont plus vrais que ce que beaucoup ont cru jusqu’alors et que Jésus, loin d’être un paysan inculte, était un rabbi cultivé, convaincu que sa mission était de sauver l’humanité elle-même.

Mise en garde avant l’Enfer
Thomas More
ISBN 978-2-85313-890-1 • 132 p. • 21,95 $Vers 1522, l’auteur écrit ce traité, resté inachevé, sous le titre Les fins dernières pour montrer au chrétien combien il est nécessaire de penser à la mort pendant sa vie pour mériter le ciel. Les péchés capitaux sont passés à l’épreuve de cette méditation sur la mort.

Quand l’amour cherche à renaître dans le couple
Le parcours Tobie et Sara
Michel Martin-Prével
ISBN 979-10-306-0094-0 • 168 p. • 19,95 $
Ce parcours propose neuf étapes pour reconstruire la confiance, entamer le chemin du pardon et recréer une intimité nouvelle au sein du couple. Les différences peuvent créer des différends mais alimenter aussi les attirances fécondes de la vie conjugale.
Le jour où Luther a dit non – Roman
Anne Soupa
ISBN 978-2-7067-1505-1 • 224 p. • 32,95 $
L’auteure choisit le mode romanesque pour rendre plus vivant ce moment crucial dans la vie de Luther où celui-ci dit non à Rome et les conséquences de son acte : le pape ou l’empereur, la Bible ou l’Église, l’obéissance ou la conscience, les œuvres ou la foi.

Prier 15 jours avec Marcel Légaut
Éveilleur spirituel
Dominique Barnérias
ISBN 978-2-85313-884-0 • 128 p. • 21,95 $
Ce que j’ai écrit, je l’ai d’abord pensé, ce que j’ai pensé, je l’ai d’abord vécu. Cette phrase résume toute la démarche spirituelle de celui qui est considéré encore aujourd’hui comme un éveilleur spirituel pour de nombreuses générations.

Fascination des nouvelles technologies et transhumanisme
115 questions
Tanguy Marie Pouliquen
ISBN 979-10-306-0147-3 • 328 p. • 29,95 $
À travers 115 questions-réponses documentées, en intégrant l’apport de l’humanisme chrétien, l’auteur décrypte avec pédagogie cette évolution culturelle technocratique et propose des repères éthiques pour que les technologies soient au service de l’homme.
Pierre, Paul, Jacques et les autres
Enquête sur les premiers followers de Jésus Christ

Françoise Ladouès
ISBN 978-2-85313-872-7 • 144 p. • 24,95 $
Fruit d’une enquête minutieuse, ce livre nous invite à redécouvrir les textes des premiers chrétiens pour en démêler le vrai du faux, la réalité historique des légendes. Mais avant tout il s’agit de mieux comprendre la vérité contenue dans les textes bibliques.

Ce que dit la Bible sur… Le péché
Pierre Gibert
ISBN 978-2-85313-885-7 • 128 p. • 21,95 $
L’auteur répond sans détour à des questions sans complaisance :
la Bible parle-t-elle vraiment du péché originel ? Selon la Bible y a-t-il une hiérarchie des péchés ? Quelle est l’attitude de Jésus face au péché ?…

Prier le chapelet… pour ceux qui n’ont pas le temps – CD
Les 20 mystères du Rosaire à la lumière de l’Évangile
En collaboration
3760209693652 • 16,95 $
Voici une version express du chapelet que vous pourrez prier à toute heure de la journée : l’énoncé des 20 mystères médités avec une parole de l’Évangile pour entrer dans la méditation de la vie de Jésus avec les yeux de Marie.

Prier le chapelet avec… Marie-Eugène de l’Enfant-Jésus – CD
Chants de Notre-Dame de Vie -Venasque
En collaboration
3760209693621• 16,95 $
Le père Marie-Eugène de l’Enfant-Jésus, carme et fondateur de l’Institut séculier Notre-Dame de Vie, nous offre ici des méditations simples et profondes pour laisser le cœur de Dieu battre dans notre quotidien.
Le vin nouveau de la spiritualité dominicaine
Un nectar nommé bonheur
Paul Murray
ISBN 978-2-7067-1323-1 • 214 p. • 32,95 $
L’auteur nous invite à explorer les différents aspects de la tradition dominicaine. Il nous montre leur extraordinaire ouverture au monde qui leur a permis d’être non seulement des promoteurs de la grâce chrétienne mais aussi des défenseurs de la nature.

Pour l’amour de la vie
Fioretti de présences humanitaires
Jean-Claude Michel
ISBN 979-10-306-0136-7 • 140 p. • 19,95 $
Ces récits de mission rapportés par des médecins, des éducateurs, jeunes et volontaires, venus de pays nantis pour se mettre au service des plus démunis d’Afrique ou d’Asie, ravivent notre espérance et témoignent que l’amour de la vie est le plus fort.

Vers un écologisme chrétien
Frédéric Dufoing
ISBN 978-2-7122-1451-7 • 152 p. • 24,95 $     Info
Ce livre expose quelques-uns des courants de l’écologisme chrétien aux États-Unis comme en France. Il défend l’idée que le christianisme peut permettre à l’écologisme de se ressourcer, d’être plus cohérent dans sa défense de la dignité humaine.
Via Francigena
Traverser l’Italie à pied
Cyprien Mycinski
ISBN 978-2-7067-1484-9 • 320 p. • 33,95 $
Sillonnant l’Italie à pied, l’auteur rapporte, de cette épreuve consentie, des pages profondément joyeuses et pleines d’espérance où l’aventure vous conduit vers l’autre, vers un autre compris non pas dans son irréductible différence mais dans sa fraternité.

Une jeunesse volée
Mémoires de guerre I
Aloysius Pappert
ISBN 978-2-7067-1536-5 • 212 p. • 32,95 $
Premier volume des Mémoires de guerre, l’auteur offre un témoignage de premier plan sur la Seconde Guerre mondiale et le destin d’un jeune homme qui loin de partager les visions de l’Allemagne nazie va subir l’oppression , la honte et la défaite morale.

Le sang des prisonniers
Mémoires de guerre II
Aloysius Pappert
ISBN 978-2-7067-1516-7 • 204 p. • 32,95 $
De son passage du régime nazi moribond au monde du communisme russe, l’auteur relate un exode qui nous révèle les conditions de vie des soldats allemands de la Seconde Guerre mondiale tout en offrant une remarquable profession de foi.

375e – Gilles Proulx raconte Montréal

Une affaire de femmes !

Dotée d’un fort, Ville-Marie se voit très tôt pourvue d’un deuxième bâtiment important : trois ans après l’installation, Jeanne Mance fonde l’Hôtel-Dieu, l’ancêtre de l’hôpital universitaire actuel, au coin des rues Saint-Paul et Saint-Sulpice. Seule une plaque nous rappelle aujourd’hui son existence… Un peu plus de 10 ans après, elle fait venir de France les premières Religieuses hospitalières de Saint-Joseph pour la seconder. Ce sont ces religieuses qui prendront les rênes de l’hôpital à la mort de Mance et qui administreront ses biens jusqu’en… 1973 ! L’Hôtel-Dieu demeure le seul hôpital de Montréal jusqu’en 1822. C’est en 1861 que les religieuses le déménageront à l’angle actuel des rues Saint-Urbain et Des Pins. Il s’agit à l’époque de protéger les malades de l’insalubrité due à la densité de population en s’installant… en pleine campagne ! Des problèmes de pollution, déjà… À l’heure où l’avènement du nouveau CHUM entraîne un autre déménagement de l’Hôtel-Dieu, qu’adviendra-t-il de ce haut lieu patrimonial qu’est le complexe de la rue Saint-Urbain ? Heureusement, la ville de Montréal l’a récemment acheté, et on peut espérer qu’elle sera attentive à la préservation de sa valeur historique.

Quant à Jeanne Mance, moi qui me méfie beaucoup de toute tendance à réécrire l’histoire pour l’ajuster aux mentalités modernes, j’avoue avoir applaudi à la décision prise en 2012 de la reconnaître officiellement comme cofondatrice de Montréal, avec Maisonneuve. Elle a eu une importance inestimable.

Et la place exceptionnelle des femmes aux origines de la ville ne s’arrête pas là.

Dix ans après sa fondation, le projet montréalais reste douteux et incertain : tout au plus une cinquantaine de personnes peinent à peupler la petite bourgade perdue en ce pays glacial qu’est le Canada. En 1651, Maisonneuve doit retourner en France tenter de recruter de nouveaux colons. La lucidité semble prendre le pas sur la ferveur de ce visionnaire. Est-il découragé ? Après tout, il a ses hauts et ses bas comme tout le monde… Il avoue que si les renforts ne viennent pas, il faudra mettre fin à la folle entreprise. Mais en 1653, le voici de retour avec 95 nouveaux aspirants montréalais! La Société de Notre-Dame a de nouveau réussi, de justesse, à rassembler les fonds nécessaires à leur venue. C’est encore bien peu, mais c’est quand même un coup de main.

À bord du bateau qui s’amène, il y a une jeune femme qui sera des plus précieuses à l’avenir de la colonie : Marguerite Bourgeoys foule le sol de Ville-Marie et s’apprête à lui donner son premier réseau d’écoles. Amie de la sœur de Maisonneuve, c’est une mystique qui souhaite se consacrer à l’éducation des enfants français et amérindiens en Nouvelle-France. Une mission qu’elle ne pourra pas honorer au début, parce que les quelques enfants de la petite peuplade sont presque tous morts, emportés par la maladie ou les attaques iroquoises ! En attendant, elle ne perd pas son temps : elle entreprend une corvée pour la construction de la chapelle Notre-Dame-de-Bonsecours, première église de Montréal, qui existe toujours. Elle a été reconstruite et son aspect actuel date de la fin du XIXe siècle, mais son emplacement inchangé rappelle les tout débuts de la ville.

En 1659, Marguerite Bourgeoys retourne en France pour y recruter une poignée d’institutrices, avec lesquelles elle fonde la congrégation de Notre-Dame, appelée à façonner le paysage montréalais jusqu’à la Révolution tranquille. Qu’on pense seulement aux collèges Dawson, Marianopolis, Villa-Maria, tous d’anciens bâtiments de la CND ! Mais à cette époque, rien n’est gagné, d’autant moins qu’il s’agit d’une communauté innovatrice. Marguerite refuse que ses sœurs soient cloîtrées, contrairement à la norme du temps pour les communautés féminines. Elles font des vœux mais vivent dans le monde, ce qui leur permet d’ouvrir un chapelet d’écoles le long du Saint-Laurent. C’est révolutionnaire ! Sur les lieux de l’actuel Grand Séminaire de Montréal, rue Sherbrooke, on peut admirer deux tours qui sont les vestiges d’une école ouverte par la congrégation de Notre-Dame pour les jeunes Amérindiennes aux tout débuts de la colonie. Nous sommes à l’intersection de la rue du Fort, qui trouve là l’origine de son nom.
Mais Marguerite a maille à partir avec les autorités ecclésiastiques. Elle fait bande à part et agace. L’évêque de Nouvelle-France, Mgr de Saint-Vallier, veut annexer sa congrégation à celle des Ursulines de Québec, également vouées à l’éducation. Elle finit par le convaincre d’approuver son projet.

Pionnière de l’accès à l’éducation, Marguerite refuse également de tenir compte des classes sociales. Elle prescrit qu’on accepte les élèves «sans distinction de pauvres ou de riches, de parents et amis ou de personnes étrangères, jolies ou laides, douces ou grondeuses», et de peau rouge ou de peau blanche.

C’est enfin Marguerite Bourgeoys qui prend en charge les Filles du Roy, envoyées par la mère-patrie en 1663 pour équilibrer la proportion d’hommes et de femmes en Nouvelle-France. Avant leur arrivée, on comptait 19 hommes pour une femme ! Ces orphelines promises à la misère en France, venues à Ville-Marie en quête d’un meilleur avenir, sont les mères de la patrie. Pas de descendance, pas de nouvelles générations de Montréalais sans elles ! Marguerite Bourgeoys les accueille à la Maison Saint-Gabriel, dans l’actuel arrondissement de Pointe Saint-Charles. En attendant de trouver mari (ce qui ne saurait tarder!), elles y sont initiées à l’agriculture et aux arts ménagers tels qu’ils se pratiquent au pays. On peut toujours visiter la Maison Saint-Gabriel, exceptionnel vestige où une vaillante animatrice de la Congrégation de Notre-Dame, sœur Madeleine Juneau, se démène pour perpétuer la mémoire de cette œuvre.

Vingt ans après sa fondation, grâce au concours de deux femmes de tête et de cœur entourées de vaillantes collaboratrices, Ville-Marie peut donc compter sur un premier réseau d’institutions de santé et d’éducation. Et d’autres femmes viendront bientôt…

Extrait de

De Ville-Marie à Montréal
Gilles Proulx
Éditions Médiaspaul
88 pages – 14,95 $

Une vivante histoire de la ville, racontée avec talent par ce conteur né qu’est Gilles Proulx.

Des anecdotes peu connues qui nous incitent à découvrir l’histoire en profondeur.

La fondation de Montréal et ses premières années ont été une véritable épopée mystique. Puis, après la Conquête, l’Église devenue l’alliée rusée du pouvoir britannique a marqué le développement, l’esprit et le paysage de la « ville aux cent clochers ». Qui s’en souvient encore ? Avec le talent de conteur qu’on lui connaît, Gilles Proulx fait revivre cette histoire dans ses grands tournants comme dans ses petits faits aussi concrets que révélateurs. Des intrépides fondateurs Maisonneuve et Jeanne Mance au majestueux cardinal Léger, en passant par cet athlète de la foi que fut le Frère André, des personnages d’envergure s’animent sous sa plume. Plusieurs monuments familiers aux Montréalais prennent également un sens nouveau.

Ce récit, illustré de photos de l’auteur et de documents d’époque, nous permet de renouer avec une dimension de notre passé décisive mais méconnue, et ainsi de mieux comprendre le Montréal d’aujourd’hui.

Animateur de radio et de télévision, Gilles Proulx signe des chroniques d’opinion et de voyage chaque semaine dans le Journal de Montréal. Photographe et voyageur, il a publié plusieurs livres dont récemment Nouvelle-France, ce qu’on aurait dû nous enseigner et Montréal, 60 évènements qui ont marqué l’histoire de la Métropole aux Éditions du Journal.

La guerre dans la nuit spirituelle

Renaître à la vie spirituelle

La guerre dans la nuit
Tout en nous résiste au salut. Prométhée nous répète qu’il est une dégradante entreprise pour l’humanité même de l’homme. Pourquoi vouloir être sauvé ? Mieux vaut empoigner sa vie, se secouer, oublier le négatif, entreprendre, se réformer, devenir un exemple, se faire tout seul, réussir enfin – être quelqu’un, par soi-même, quelle gloire ! Disons-le: cultiver ainsi l’élan vital n’est pas à blâmer, au contraire. Nietzsche, depuis longtemps, et ses successeurs multiples, plus ou moins talentueux, nous ont enseigné la bonté de la force. Il y a un enthousiasme naturel qui honore l’homme et sa dignité. Il y a une soif d’apprendre, de connaître, de chercher, qui raconte la grandeur de la destinée humaine. Et il y a une médiocrité chrétienne, quelquefois entretenue à dessein, qui abâtardit le christianisme et le dessert : finalement, plus on s’est refusé à la critique, plus celle-ci vous submerge et chez certaines âmes autrefois « pieuses », le refus de Dieu est strictement proportionnel au déni passé de la critique.

Mais cet élan vital est-il en nous tellement incompatible avec la fragilité ? Nicodème est un savant, un chercheur, un lettré : cette quête incessante à la fois mobilise ses facultés intellectuelles et le pousse à marcher, de nuit, vers Jésus. Tout ce qui conduit un être humain à déchiffrer l’énigme de son humanité est aussi ce qui le convie, de jour, à se jeter dans des bras sauveurs. Et cette remise de soi à plus grand que soi – manière de dire ce qu’est la foi, ou la prière : une espèce d’abandon – relance l’interrogation de qui, déjà, se sait sauvé. Tel est, en l’homme quêteur de sens, le lieu du combat.

Extrait de

Renaître à la vie spirituelle
Benoît Lobet / Éditions Salvator
978-2-7067-1473-3 / 144 pages

Un homme vient, de nuit, voir Jésus. Il se nomme Nicodème. Son but ? Découvrir le sens de sa vie, trouver la lampe qui éclaire ses pas. Son intuition est que le rabbi de Nazareth est peut-être ce puits de lumière qu’il cherche. « Veux-tu entrer dans le Royaume ? » lui demande Jésus. « Alors tu dois renaître d’en haut .» Cette parole plonge le vieillard dans un abîme de questions. Tout au long de ce livre, Nicodème sert de guide. Il aide le lecteur à comprendre la richesse d’une vie spirituelle. De fait, il représente chacun de nous marchant à tâtons dans l’obscurité des jours. Cette superbe méditation invite à retrouver le goût et la beauté d’une vie chrétienne authentiquement vécue.