375e – Gilles Proulx raconte Montréal

Une affaire de femmes !

Dotée d’un fort, Ville-Marie se voit très tôt pourvue d’un deuxième bâtiment important : trois ans après l’installation, Jeanne Mance fonde l’Hôtel-Dieu, l’ancêtre de l’hôpital universitaire actuel, au coin des rues Saint-Paul et Saint-Sulpice. Seule une plaque nous rappelle aujourd’hui son existence… Un peu plus de 10 ans après, elle fait venir de France les premières Religieuses hospitalières de Saint-Joseph pour la seconder. Ce sont ces religieuses qui prendront les rênes de l’hôpital à la mort de Mance et qui administreront ses biens jusqu’en… 1973 ! L’Hôtel-Dieu demeure le seul hôpital de Montréal jusqu’en 1822. C’est en 1861 que les religieuses le déménageront à l’angle actuel des rues Saint-Urbain et Des Pins. Il s’agit à l’époque de protéger les malades de l’insalubrité due à la densité de population en s’installant… en pleine campagne ! Des problèmes de pollution, déjà… À l’heure où l’avènement du nouveau CHUM entraîne un autre déménagement de l’Hôtel-Dieu, qu’adviendra-t-il de ce haut lieu patrimonial qu’est le complexe de la rue Saint-Urbain ? Heureusement, la ville de Montréal l’a récemment acheté, et on peut espérer qu’elle sera attentive à la préservation de sa valeur historique.

Quant à Jeanne Mance, moi qui me méfie beaucoup de toute tendance à réécrire l’histoire pour l’ajuster aux mentalités modernes, j’avoue avoir applaudi à la décision prise en 2012 de la reconnaître officiellement comme cofondatrice de Montréal, avec Maisonneuve. Elle a eu une importance inestimable.

Et la place exceptionnelle des femmes aux origines de la ville ne s’arrête pas là.

Dix ans après sa fondation, le projet montréalais reste douteux et incertain : tout au plus une cinquantaine de personnes peinent à peupler la petite bourgade perdue en ce pays glacial qu’est le Canada. En 1651, Maisonneuve doit retourner en France tenter de recruter de nouveaux colons. La lucidité semble prendre le pas sur la ferveur de ce visionnaire. Est-il découragé ? Après tout, il a ses hauts et ses bas comme tout le monde… Il avoue que si les renforts ne viennent pas, il faudra mettre fin à la folle entreprise. Mais en 1653, le voici de retour avec 95 nouveaux aspirants montréalais! La Société de Notre-Dame a de nouveau réussi, de justesse, à rassembler les fonds nécessaires à leur venue. C’est encore bien peu, mais c’est quand même un coup de main.

À bord du bateau qui s’amène, il y a une jeune femme qui sera des plus précieuses à l’avenir de la colonie : Marguerite Bourgeoys foule le sol de Ville-Marie et s’apprête à lui donner son premier réseau d’écoles. Amie de la sœur de Maisonneuve, c’est une mystique qui souhaite se consacrer à l’éducation des enfants français et amérindiens en Nouvelle-France. Une mission qu’elle ne pourra pas honorer au début, parce que les quelques enfants de la petite peuplade sont presque tous morts, emportés par la maladie ou les attaques iroquoises ! En attendant, elle ne perd pas son temps : elle entreprend une corvée pour la construction de la chapelle Notre-Dame-de-Bonsecours, première église de Montréal, qui existe toujours. Elle a été reconstruite et son aspect actuel date de la fin du XIXe siècle, mais son emplacement inchangé rappelle les tout débuts de la ville.

En 1659, Marguerite Bourgeoys retourne en France pour y recruter une poignée d’institutrices, avec lesquelles elle fonde la congrégation de Notre-Dame, appelée à façonner le paysage montréalais jusqu’à la Révolution tranquille. Qu’on pense seulement aux collèges Dawson, Marianopolis, Villa-Maria, tous d’anciens bâtiments de la CND ! Mais à cette époque, rien n’est gagné, d’autant moins qu’il s’agit d’une communauté innovatrice. Marguerite refuse que ses sœurs soient cloîtrées, contrairement à la norme du temps pour les communautés féminines. Elles font des vœux mais vivent dans le monde, ce qui leur permet d’ouvrir un chapelet d’écoles le long du Saint-Laurent. C’est révolutionnaire ! Sur les lieux de l’actuel Grand Séminaire de Montréal, rue Sherbrooke, on peut admirer deux tours qui sont les vestiges d’une école ouverte par la congrégation de Notre-Dame pour les jeunes Amérindiennes aux tout débuts de la colonie. Nous sommes à l’intersection de la rue du Fort, qui trouve là l’origine de son nom.
Mais Marguerite a maille à partir avec les autorités ecclésiastiques. Elle fait bande à part et agace. L’évêque de Nouvelle-France, Mgr de Saint-Vallier, veut annexer sa congrégation à celle des Ursulines de Québec, également vouées à l’éducation. Elle finit par le convaincre d’approuver son projet.

Pionnière de l’accès à l’éducation, Marguerite refuse également de tenir compte des classes sociales. Elle prescrit qu’on accepte les élèves «sans distinction de pauvres ou de riches, de parents et amis ou de personnes étrangères, jolies ou laides, douces ou grondeuses», et de peau rouge ou de peau blanche.

C’est enfin Marguerite Bourgeoys qui prend en charge les Filles du Roy, envoyées par la mère-patrie en 1663 pour équilibrer la proportion d’hommes et de femmes en Nouvelle-France. Avant leur arrivée, on comptait 19 hommes pour une femme ! Ces orphelines promises à la misère en France, venues à Ville-Marie en quête d’un meilleur avenir, sont les mères de la patrie. Pas de descendance, pas de nouvelles générations de Montréalais sans elles ! Marguerite Bourgeoys les accueille à la Maison Saint-Gabriel, dans l’actuel arrondissement de Pointe Saint-Charles. En attendant de trouver mari (ce qui ne saurait tarder!), elles y sont initiées à l’agriculture et aux arts ménagers tels qu’ils se pratiquent au pays. On peut toujours visiter la Maison Saint-Gabriel, exceptionnel vestige où une vaillante animatrice de la Congrégation de Notre-Dame, sœur Madeleine Juneau, se démène pour perpétuer la mémoire de cette œuvre.

Vingt ans après sa fondation, grâce au concours de deux femmes de tête et de cœur entourées de vaillantes collaboratrices, Ville-Marie peut donc compter sur un premier réseau d’institutions de santé et d’éducation. Et d’autres femmes viendront bientôt…

Extrait de

De Ville-Marie à Montréal
Gilles Proulx
Éditions Médiaspaul
88 pages – 14,95 $

Une vivante histoire de la ville, racontée avec talent par ce conteur né qu’est Gilles Proulx.

Des anecdotes peu connues qui nous incitent à découvrir l’histoire en profondeur.

La fondation de Montréal et ses premières années ont été une véritable épopée mystique. Puis, après la Conquête, l’Église devenue l’alliée rusée du pouvoir britannique a marqué le développement, l’esprit et le paysage de la « ville aux cent clochers ». Qui s’en souvient encore ? Avec le talent de conteur qu’on lui connaît, Gilles Proulx fait revivre cette histoire dans ses grands tournants comme dans ses petits faits aussi concrets que révélateurs. Des intrépides fondateurs Maisonneuve et Jeanne Mance au majestueux cardinal Léger, en passant par cet athlète de la foi que fut le Frère André, des personnages d’envergure s’animent sous sa plume. Plusieurs monuments familiers aux Montréalais prennent également un sens nouveau.

Ce récit, illustré de photos de l’auteur et de documents d’époque, nous permet de renouer avec une dimension de notre passé décisive mais méconnue, et ainsi de mieux comprendre le Montréal d’aujourd’hui.

Animateur de radio et de télévision, Gilles Proulx signe des chroniques d’opinion et de voyage chaque semaine dans le Journal de Montréal. Photographe et voyageur, il a publié plusieurs livres dont récemment Nouvelle-France, ce qu’on aurait dû nous enseigner et Montréal, 60 évènements qui ont marqué l’histoire de la Métropole aux Éditions du Journal.

La guerre dans la nuit spirituelle

Renaître à la vie spirituelle

La guerre dans la nuit
Tout en nous résiste au salut. Prométhée nous répète qu’il est une dégradante entreprise pour l’humanité même de l’homme. Pourquoi vouloir être sauvé ? Mieux vaut empoigner sa vie, se secouer, oublier le négatif, entreprendre, se réformer, devenir un exemple, se faire tout seul, réussir enfin – être quelqu’un, par soi-même, quelle gloire ! Disons-le: cultiver ainsi l’élan vital n’est pas à blâmer, au contraire. Nietzsche, depuis longtemps, et ses successeurs multiples, plus ou moins talentueux, nous ont enseigné la bonté de la force. Il y a un enthousiasme naturel qui honore l’homme et sa dignité. Il y a une soif d’apprendre, de connaître, de chercher, qui raconte la grandeur de la destinée humaine. Et il y a une médiocrité chrétienne, quelquefois entretenue à dessein, qui abâtardit le christianisme et le dessert : finalement, plus on s’est refusé à la critique, plus celle-ci vous submerge et chez certaines âmes autrefois « pieuses », le refus de Dieu est strictement proportionnel au déni passé de la critique.

Mais cet élan vital est-il en nous tellement incompatible avec la fragilité ? Nicodème est un savant, un chercheur, un lettré : cette quête incessante à la fois mobilise ses facultés intellectuelles et le pousse à marcher, de nuit, vers Jésus. Tout ce qui conduit un être humain à déchiffrer l’énigme de son humanité est aussi ce qui le convie, de jour, à se jeter dans des bras sauveurs. Et cette remise de soi à plus grand que soi – manière de dire ce qu’est la foi, ou la prière : une espèce d’abandon – relance l’interrogation de qui, déjà, se sait sauvé. Tel est, en l’homme quêteur de sens, le lieu du combat.

Extrait de

Renaître à la vie spirituelle
Benoît Lobet / Éditions Salvator
978-2-7067-1473-3 / 144 pages

Un homme vient, de nuit, voir Jésus. Il se nomme Nicodème. Son but ? Découvrir le sens de sa vie, trouver la lampe qui éclaire ses pas. Son intuition est que le rabbi de Nazareth est peut-être ce puits de lumière qu’il cherche. « Veux-tu entrer dans le Royaume ? » lui demande Jésus. « Alors tu dois renaître d’en haut .» Cette parole plonge le vieillard dans un abîme de questions. Tout au long de ce livre, Nicodème sert de guide. Il aide le lecteur à comprendre la richesse d’une vie spirituelle. De fait, il représente chacun de nous marchant à tâtons dans l’obscurité des jours. Cette superbe méditation invite à retrouver le goût et la beauté d’une vie chrétienne authentiquement vécue.

Commençons par faire miséricorde

Commençons par faire miséricorde

…Et c’est précisément en pensant à cela que l’Écriture Sainte nous exhorte avec insistance à répondre généreusement aux demandes de prêts, sans faire de calculs mesquins et sans prétendre à des intérêts impossibles : « Si ton frère qui vit avec toi tombe dans la gêne et s’avère défaillant dans ses rapports avec toi, tu le soutiendras à titre d’étranger ou d’hôte et il vivra avec toi. Ne lui prends ni travail, ni intérêts, mais aie la crainte de ton Dieu et que ton frère vive avec toi. Tu ne lui donneras pas d’argent pour en tirer du profit ni de la nourriture pour en percevoir des intérêts. » (Lv 25, 35-37).

Cet enseignement est toujours actuel. Combien de familles sont dans la rue, victimes de l’usure ! S’il vous plaît, prions pour que pendant le jubilé le Seigneur ôte de notre cœur à tous, cette envie de posséder davantage, l’usure. Que nous redevenions généreux, grands. Combien de situations d’usure sommes-nous obligés de voir et que de souffrance et d’angoisse causent-elles aux familles ! Et très souvent, dans le désespoir, ces hommes finissent par se suicider car ils n’y arrivent plus et n’ont plus l’expérience, n’ont pas de main tendue qui les aide; seulement la main qui vient leur faire payer des intérêts. L’usure est un grave péché, c’est un péché qui crie devant Dieu. Le Seigneur a en revanche promis sa bénédiction à qui tend la main pour donner avec largesse (cf. Dr 15,10). Il te redonnera le double, peut-être pas en argent, mais en d’autres choses; le Seigneur te donnera toujours le double.

Chers frères et sœurs, le message biblique est très clair : s’ouvrir avec courage au partage, cela est la miséricorde! Et si nous voulons la miséricorde de Dieu, commençons par la faire nous-mêmes. C’est cela : commençons à la faire parmi nos concitoyens, dans les familles, sur les continents. Contribuer à réaliser une terre sans pauvres veut dire construire une société sans discriminations, fondée sur la solidarité qui conduit à partager ce qu’on possède, une répartition des ressources fondée sur la fraternité et sur la justice.

Extrait de :

Vivre le Carême et Pâques – Édition 2017
Pape François
Éditions Salvator
978-2-7067-1465-8 • 96 p. • 9,95 $

Voici un petit livret pour se préparer à la fête de Pâques en méditant les homélies du pape François.

Nouveautés en cette montée vers Pâques

Blogueavril copieDe Ville-Marie à Montréal
Gilles Proulx
ISBN 978-2-89760-117-1 • 88 p. • 14,95 $  Plus d’info
Avec le talent de conteur qu’on lui connaît, Gilles Proulx fait revivre l’histoire de Montréal depuis les intrépides fondateurs Maisonneuve et Jeanne Mance jusqu’au majestueux cardinal Léger, en passant par cet athlète de la foi que fut le Frère André.

Charles de Foucauld le frère universel
Catherine McKee
ISBN 978-2-89760-118-8 p. • 192 p. • 19,95 $  Plus d’info
Pour un grand nombre de congrégations du XXe siècle, Charles de Foucauld a été et reste une grande source d’inspiration spirituelle. Membre de l’une d’elles, l’auteure nous offre ici un portrait spirituel de ce frère universel qui nous permet de mieux le cerner.

Vivre le Carême et Pâques – Édition 2017
Pape François
ISBN 978-2-7067-1465-8 • 96 p. • 9,95 $
Voici un petit livret pour se préparer à la fête de Pâques en méditant les homélies du pape François.
Guérir
Dix gestes de Jésus qui sauvent
Frère MichaelDavide
ISBN 978-2-7067-1474-0 • 192 p. • 28,95 $
L’auteur propose une retraite spirituelle comme un chemin de guérison qui veut rendre les chrétiens plus humains en les aidant à se laver de l’inhumanité qui s’incruste en eux au quotidien et entamer un processus de purification pour recouvrer la joie de vivre.

Scandaleuse miséricorde
Quand Dieu dépasse les bornes
Sœur Emmanuel Maillard
ISBN 979-10-306-0137-4 • 300 p. • 28,95 $
Ce livre offre une très belle sélection de témoignages glanés par l’auteure au cours de ses nombreuses missions. Ces fioretti offrent l’avantage d’être captivants et ont pour but de procurer un enrichissement intérieur et des clés pour retrouver l’espérance dans des situations difficiles.

Mes plus belles histoires bibliques
Juliet David & Mikki Butterley
ISBN 979-10-306-0091-9 • 216 p. • 24,95 $
Dans ce joli petit livre relié et joyeusement illustré, les plus belles histoires de la Bible ont été reformulées pour initier les plus jeunes aux versets de l’Écriture Sainte.
Le Magnificat
Martin Luther
ISBN 978-2-85313-874-1 • 168 p. • 24,95 $
Écrit à une des périodes les plus tourmentées de la vie de Luther, ce commentaire du Magnificat est une initiation à la pensée du réformateur mais, avant tout, une très originale et très pure vision de Marie qui chante la grandeur de Dieu.

Vivre du Christ avec Marie
Noël-Marie Rath
ISBN 978-2-7067-1479-5 • 160 p. • 27,95 $
L’auteur offre de méditer onze pages d’évangile marquées par le témoignage souvent discret de Marie : la Crèche, Cana, le Cénacle, la Croix… De ce pèlerinage aux sources, il ressort que si Marie n’a jamais été le centre de la foi elle y tient une place centrale.

Neuvaine à Saint-Joseph
Marie Boyer
ISBN 978-2-7067-1496-2 • 48 p. • 6,50 $
Fêté au cours de l’année liturgique le 19 mars, mais aussi le 1er mai en tant que saint patron des travailleurs, saint Joseph apparaît comme un gardien bienveillant et protecteur, en particulier des familles, à qui on peut se confier sans réserve dans la prière.
Miséricordieux comme le Père
Retraite spirituelle prêchée aux prêtres et aux séminaristes
Pape François
ISBN 978-2-89760-124-9 • 88 p. • 4,95 $  Plus d’info
Dans cette proposition d’une retraite spirituelle adressée aux prêtres, transparaît la profonde humanité de pape François, son cœur de pasteur qui veut se faire proche de tous selon l’esprit de l’Évangile, et qui nous demande de le suivre sur ce chemin.

Comment supporter patiemment les personnes qui nous dérangent
Christian Albini
ISBN 979-10-306-0135-0 • 72 p. • 12,95 $
Supporter avec patience est une des quatorze œuvres de miséricorde de la tradition spirituelle. L’auteur propose une lecture actualisée des deux mots pour nous aider à répondre à la question : comment aimer les importuns qui nous dérangent.

La chèvre et le figuier
Dialogue espiègle sur l’existence de Dieu
Aline Jaccottet, Philippe Baud
ISBN 978-2-7122-1426-5 • 128 p. • 19,95 $  Plus d’info
Dans ce dialogue d’une grande richesse spirituelle entre une adolescente en quête de sens et un prêtre rompu aux interrogations sans concession, les deux protagonistes approfondissent, avec sérieux et humour, les questions essentielles de l’existence.

Les ministères aujourd’hui
Luc Forestier
ISBN 978-2-7067-1475-7 • 208 p. • 34,95 $
En écho aux propos récents du pape François sur la situation des laïcs dans l’Église, ce livre propose une analyse approfondie des enjeux actuels des ministères qui devront s’ouvrir progressivement aux diacres, aux femmes et, en général, aux laïcs.

Ce que dit la Bible sur… la jalousie
Marie-Reine Mezzarobba
ISBN 978-2-85313-878-9 • 128 p. • 21,95 $
Omniprésente dans la Bible, la jalousie n’est pas seulement décrite ici dans ses multiples facettes psychanalytiques : l’auteure offre une lecture fine, profonde et originale des nombreux récits bibliques qui l’utilisent, parfois aux fins de guérison ou de libération.

Ce que dit la Bible sur… la confiance
Patrick Laudet
ISBN 978-2-85313-876-5 • 128 p. • 21,95 $
L’auteur explore la Bible pour redonner à la confiance ses lettres de noblesse qu’il définit comme l’ADN secret de notre humanité, le soubassement même de la vie et dont on a selon lui, malheureusement dévalué la capacité à réparer les êtres et les former.
Sources de sagesse
Sagesses antique et biblique comparées
Jean Emériau
ISBN 978-2-7067-1451-1 • 304 p. • 34,95 $
La grande originalité de cet ouvrage est de mettre en vis-à-vis des textes de la Bible et des textes profanes de l’Antiquité classique. Au lieu de les opposer, l’auteur met en lumière leurs liens et montre combien ces écrits ainsi juxtaposés prennent un nouveau sens.

Dieu au cœur de notre famille
Des outils pour l’intelligence de la foi
Jean-Marie Élie Setbon
ISBN 978-2-7067-1481-8 • 160 p. • 24,95 $
À partir d’une multitude de thématiques, l’auteur nous propose une méthode singulière pour apprendre à argumenter sur la foi chrétienne en s’appuyant sur l’intelligence et le discernement et ainsi de se former pour être capable de transmettre à son tour.

Ces Psaumes qui nous heurtent
Plaidoyer pour une prière mieux ajustée à l’Évangile
Paul Bosse-Platière
ISBN 978-2-7122-1444-9 • 112 p. • 16,95 $  Plus d’info
À l’heure d’un nouveau retour de la barbarie au nom de Dieu, l’auteur s’interroge sur les raisons qui obligent les chrétiens à prier de nombreux passages violents des psaumes et s’il n’est pas temps pour l’Église de rejeter certains appels à la haine et autres imprécations vengeresses.

Faire de la prière un stimulant de la vie de tous les jours

Prier comme les tournesols

Assis sur le muret de pierres sèches qui dessine un espace de silence entre l’ermitage et le chemin des pèlerins, mon regard se pose sur un lourd tournesol bourré de graines, aussi immobile qu’une sentinelle. À force de suivre la course du soleil, lui-même s’est habillé de soleil. Ah ! Comme j’aimerais lui ressembler, être moi aussi revêtu des couleurs du Divin ! Le spectacle du tournesol éveille en moi un vif désir de tendre vers Dieu de toute mon âme, de m’exposer à son rayonnement. Je m’émerveille de la beauté de Dieu. Je voudrais être aussi beau et fort que ce tournesol… Mais oui, à force de le contempler, je deviens tournesol, l’amour de Dieu me pénètre et m’environne de toutes parts, une joie paisible m’étreint, je savoure sa présence. Je crois que j’ai compris… Prier, c’est tendre vers Dieu, s’exposer à son rayonnement, à l’exemple du moine agenouillé devant le Saint-Sacrement, le regard fixé sur l’Hostie qu’il adore. Qu’il est facile de prier ! Et que la prière fait du bien à l’âme !

« Tu viens de goûter en profondeur aux bienfaits de la prière, commente le père Joseph. Et cela est bon, cela est vrai. Tu verras, Léo, si tu persévères, tu ne pourras plus te passer de prier. As-tu remarqué qu’en cette saison, les réceptacles charnus des tournesols sont devenus brunâtres et lourds de graines ? On dirait même qu’ils sèchent sur place, perdant leurs pétales. À toi aussi, il t’arrivera de traverser des saisons de désert et d’aridité, avec le sentiment que Dieu t’a abandonné, et tu perdras bien des illusions ! La prière te paraîtra insipide et vide de sens. Par moments, tu seras tenté de tout abandonner. Surtout, Léo, persévère dans la prière, à l’image du tournesol fatigué et lourd, mais toujours tourné vers le soleil, sans relâche. Reste stable et persévérant, accepte d’être dépouillé de ces joies sensibles qui émanaient de la prière. Repense au destin des tournesols : l’apparente sécheresse prépare en réalité des graines gonflées de vie et destinées à notre alimentation. Dans nos périodes de désert spirituel, Dieu prépare en nous des fruits insoupçonnés, des graines de vie, d’amour et d’espérance à semer à la volée ! Et, dans le secret de ton cœur, les racines qui te relient à Dieu grossissent et se fortifient. Comme le tournesol qui perd les pétales dont il était si fier, tu apprendras à te centrer de moins en moins sur toi, et de plus en plus sur Dieu, l’Astre lumineux. Sache que l’irruption de Dieu dans une vie ne laisse personne indemne, elle te laboure, te métamorphose, te déchire, parce que le Divin veut diffuser sa plénitude d’amour en toi. Mais n’allons pas trop vite, cela reste une musique d’avenir. Pour l’instant, continue d’explorer les voies de la prière. Va donc écouter le déchaînement des flots de la rivière au bas de la vallée et apprends d’elle la vérité sur Dieu et sur tes frères. Sois attentif aux cailloux qu’elle déplace, qu’elle lisse et polit. Prie avec elle, elle t’instruira sur la vie fraternelle. »

Extrait de

La prière dans tous ses états
Joël Pralong
Éditions des Béatitudes

L’auteur nous incite à ne pas nous décourager devant les inévitables difficultés de la méditation, de l’oraison et de la contemplation afin de faire de la prière un stimulant de la vie de tous les jours, une manière d’être présent aux autres, à soi et à Dieu.

C’est un rendez-vous ! Médiaspaul au Stand Québec Édition

Nous sommes tous liés
Étincelles de sagesse amérindienne
Claire Payment
9782897600907 • 120 p. • 12,50 €
Dans la spiritualité amérindienne, toutes les formes de vie sont liées les unes aux autres et significatives. L’être humain, qui dans la philosophie occidentale domine la nature, n’est plus ici le seul donneur de sens. Il est convié au respect et à l’admiration, attitudes qui l’ouvrent aux riches mystères de l’existence. Tel est l’esprit de ce petit livre né d’une contemplation amoureuse de la faune, de la flore et des traditions ancestrales.

Heureux les pauvres ?
Nicole Croteau
9782897600747 • 156 p. • 15,00 €
Voici un livre essentiel pour comprendre ce qu’est la pauvreté matérielle au XXIe siècle. Après 15 ans de vie professionnelle, Nicole Croteau se voit projetée dans la spirale de l’appauvrissement. La lutte qu’elle devra y mener pour sa dignité se révélera peu à peu une étape de guérison intérieure. Son témoignage s’adresse à ceux que la vie éprouve matériellement, à leurs proches désireux d’aider sans blesser, mais aussi à toute personne en ses pauvretés secrètes. Critique avisée d’un système social qui accable les démunis, c’est surtout une inspirante affirmation de résilience.

Guérir est humain
Pour une prescription de la relation
Jean Proulx & Paul Grand’Maison
9782897600495 • 244 p. • 21,40 €
Les auteurs de ce livre nous invitent à un regard croisé sur la souffrance à partir de leurs expériences respectives de patient et de médecin. Leur réflexion à deux voix s’adresse à ceux que la maladie éprouve comme à leurs proches, au personnel soignant comme aux étudiants et aux facultés de médecine. Elle saura convaincre qu’au cœur de l’épreuve et dans l’espoir de la guérison, l’être humain a un riche éventail de cartes à jouer.
La famille
De l’enracinement à la liberté
Henri Boulad
9782897600846 • 104 p. • 14,65 €
La famille connaît de nos jours de nombreux bouleversements, sans perdre cependant son statut de cellule fondamentale de la société. Lieu où chacun est aimé pour lui-même et inconditionnellement, elle demeure l’espace vital où se construit l’être humain. À l’heure de la mondialisation, il importe de cultiver ce milieu de vie qui prépare l’enfant à affronter le grand monde. Ce livre offre de précieux points de repère à cette fin. L’auteur nous aide à saisir les transformations actuelles, esquisse une spiritualité de la famille, propose une vision tonifiante de l’éducation et retrace le chemin qui va de l’enracinement à la liberté. Une vision tonifiante de l’éducation et du rôle de la famille.

De la violence et des jeunes
Nagy Charles Bedwani
9782897600853 • 188 p. • 17,50 €
La violence et la radicalisation d’adolescents et de jeunes adultes font régulièrement les manchettes, plongeant le monde entier dans la consternation. Comment expliquer de telles tragédies et surtout comment les prévenir ? Pour bien répondre à ces questions, le Dr Nagy Charles Bedwani nous propose une réflexion globale sur la violence, phénomène à la fois biologique, psychologique et social, et sur la vulnérabilité particulière des jeunes qui y sont confrontés

Chrétiens d’Orient
Le courage et la foi
Jean Mohsen FAHMY
9782897600341 • 192 p. • 20,95 €
Les chrétiens d’Orient, dont le sort fait depuis peu les manchettes, méritent d’être mieux connus. Ils ont tenu un rôle essentiel dans l’histoire de l’Église et continuent, dans l’épreuve, de témoigner de l’enracinement de leur foi. Jean Mohsen Fahmy retrace ici la naissance des Églises orientales ainsi que leur contribution cruciale à la définition de la foi, à la lutte contre les hérésies et à la création des grandes institutions du christianisme. Il explique ensuite leurs luttes actuelles pour survivre et montre pourquoi leur sort est un enjeu majeur tant pour l’Église que pour le monde. En effet, au-delà des questions religieuses, il en va des droits humains, des droits des minorités et du patrimoine de l’humanité.
Le pouvoir de changer sa vie
Une question de choix et d’amour de soi
Renée Tremblay
9782894209714 • 200 p. • 18,50 €
Tout individu porte en lui la capacité de changer sa vie mais le manque de confiance en soi, la culpabilité et les peurs liées aux blessures du passé freinent souvent l’envie de passer à l’acte. Grâce à son expertise de thérapeute en relation d’aide spécialisée en réorientation de carrière et de vie, Renée Tremblay nous propose d’explorer l’origine de ces réactions défensives, de ces attitudes négatives et de ces frustrations afin de favoriser l’approfondissement de la connaissance de soi et s’assurer de faire les bons choix qui changeront notre vie.

Vaincre la dépression
L’estime de soi au coeur du rétablissement
Myreille Bédard
9782897600228 • 184 p. • 21 €
Au-delà du témoignage vibrant que nous livre l’auteure sur l’effondrement intérieur qu’elle a subi à deux reprises à cause de la dépression, ce livre offre aussi des outils précieux aux personnes qui sont en train de reconstruire leur estime de soi et leurs relations avec les autres après avoir vécu une expérience de même type. Cet ouvrage lumineux sera aussi utile aux aidants naturels et aux intervenants du milieu de la santé. Un message d’espoir pour tous ceux qui cherchent la lumière au bout du tunnel.

Prenez soin de votre intériorité
La sérénité au cœur du quotidien
Jacques Laurin
9782897600310 • 320 p. • 21,80 €
Ce livre est une joyeuse réflexion sur notre manière d’être au monde avec soi et avec les autres. Il saura intéresser les personnes de tous âges qui souhaitent actualiser davantage leurs talents, leurs forces et leurs ambitions. L’auteur traite avec sagesse, tendresse et humour des réalités et des défis auxquels nous devons faire face aujourd’hui. Des conseils judicieux qui sauront rejoindre les réalités quotidiennes de tout un chacun.
Mourir c’est naître
L’amour, la mort et l’au-delà
Henri Boulad
9782894209967 • 240 p. • 21,70 €
Parce qu’elle semble faire échec à cet élan vital inscrit au plus intime de nous-mêmes, la mort nous est inacceptable. D’où la question : pourquoi mourons-nous ? Henri Boulad offre une réponse apaisante et lumineuse : nous mourons parce que nous ne sommes pas encore advenus à nous-mêmes, aux autres, au monde, et à Dieu. Dans sa réalité la plus profonde, notre mort sera l’avènement de notre moi véritable, l’accomplissement plénier de nos relations humaines, une expérience cosmique dont nous portons le désir secret, et l’heure de connaître ce Dieu qui nous demeure voilé.

Trousse spirituelle de premiers soins
Jean-Paul Simard
9782897600464 • 120 p. • 12,50 €
Voici une trousse spirituelle de premiers soins composée de trois attitudes à la fois humaines et spirituelles : croire, espérer, aimer et d’une pratique qui leur est parente : prier. Elles permettent d’apporter un supplément d’âme indispensable à la guérison.

L’Évangile de la paresse
François Nault
9782897600525 • 160 p. • 16,50 €
L’auteur nous propose d’envisager la paresse comme un art de vivre, une philosophie qu’il ose rapprocher de la sainte paresse, dans la ligne de ce que les grands prophètes et les grands écrivains de l’Ancien Testament avaient pressenti avec le Christ.
Le chant du silence
L’Art de méditer
John Main
9782894209158 • 256 p. • 22,50 €
Un ouvrage qui permettra à ceux et celles qui pratiquent déjà la méditation d’avancer dans ce pèlerinage du cœur, et offrira points de repère et encouragement aux personnes qui débutent.

Écouter Dieu
Yvon Joseph Moreau
9782897600730 • 124 p. • 12 €
Ce petit livre est une invitation à la lectio divina, c’est-à-dire la lecture priante de la Parole de Dieu. Plus qu’une lecture, c’est une expérience d’écoute, de dialogue et de prière. À la lumière de son expérience personnelle et en communion avec d’autres qui l’ont accompagné sur cette voie, l’auteur présente une approche de la lectio divina qui met cette grande tradition chrétienne à la portée de tous.

L’humble prière
À l’école des premiers chrétiens et de la tradition hésychaste
Guylain Prince
9782897600778 • 120 p. • 14,65 €
Dès les débuts du christianisme, le besoin de prier simplement a fait naître une pratique qui s’est perpétuée jusqu’à nos jours : la prière de Jésus, dite aussi prière hésychaste. Il s’agit d’une prière en très peu de mots, que l’on peut faire n’importe où et qui vise le recueillement du cœur et de la pensée. Cette riche tradition fonde aujourd’hui toute la vie des moines de l’Église d’Orient.
La communion des saints
Approche chrétienne et amérindienne
Achiel Peelman
9782897600884 • 116 p. • 13 €
La « Communion des saints » se trouve au centre du Credo chrétien que nous récitons souvent durant nos liturgies solennelles mais on s’arrête rarement pour réfléchir sur le sens de cet article de foi. Pour y parvenir, nous adoptons ici deux approches contextuelles qui s’inspirent de l’œuvre de Hans Urs von Balthasar et de la spiritualité amérindienne, ce qui nous aident à mieux comprendre que la Communion des saints est un mystère de solidarité spirituelle sans limites.

Réinventer la paroisse
Marc Pelchat (dir.)
9782897600297 • 226 p. • 18,45 €
La paroisse est peut-être le lieu ecclésial où on touche au plus près à l’actuelle crise de la foi. Son défi est celui de toute l’Église : passer du modèle d’encadrement des fidèles hérité de la chrétienté à celui de la mission, d’une véritable présence au monde jusque dans les lieux qui sont aujourd’hui les siens. Bien plus qu’une gestion du manque de ressources humaines et matérielles, cela suppose une transformation. Comment aller à la rencontre d’une société plurielle et fluide, aux appartenances de moins en moins territoriales ?

L’expérience de transcendance
Phénoménologie et analyse critique
Louis Roy
9782894209370 • 304 p. • 29,55 €
Par cet ouvrage, l’auteur cherche à éveiller ou à raviver un intérêt existentiel et philosophique envers les expériences de transcendance. Tout en reconnaissant les ambiguïtés de la religion populaire, cet ouvrage affirme avec force et rigueur la possibilité d’expériences véridiques de la transcendance. Il veut sensibiliser ses lecteurs à la riche variété et au rôle important de ces expériences dans la vie humaine.
Le Dieu qui tient parole
Petite histoire du salut pour aujourd’hui
Ramon Martinez de Pison
9782897600761 • 128 p. • 13 €
Pour être vécue en plénitude, la foi chrétienne a besoin d’une vision globale des rapports de Dieu avec la création et avec l’être humain. L’auteur la reconstitue efficacement à partir des thèmes de la Parole de Dieu et de la réponse humaine dans l’ensemble de l’histoire du salut. Les fondements de la foi sont ici revisités dans un langage accessible à tous.

Devenir enfant de Dieu
La croissance spirituelle dans l’Évangile de Jean
Roger Ébacher
9782897600068 • 224 p. • 20,95 €
Il existe une certaine correspondance entre la croissance physique de l’être humain, né selon la chair, et la croissance spirituelle de l’enfant de Dieu né selon l’Esprit. Dans les deux cas, la vie nous est donnée ; elle implique naissance, alimentation, croissance, continuité, luttes, promesse et dynamisme d’accomplissement. Elle doit se développer pour ne pas décliner et mourir. Cette analogie est bien présente dans l’Évangile de Jean, où la relation filiale de Jésus avec Dieu devient le modèle de toute vie chrétienne.

Symboles bibliques, langage universel – vol. 1 & 2
Pour une théologie des deux Testaments ancrée dans les sciences humaines
Marc Girard
9782897600587 • 2044 p. • 70 €
Une analyse soignée des textes bibliques qui utilisent des symboles et de leur enracinement dans une symbolique universelle (onirologie, anthropologie, histoire des religions, etc.). Une synthèse qui tente de montrer la cohérence des grands axes de la pensée biblique.
Je est un autre
Maurice Zundel
Éditions Anne Sigier • 9782891292986 • 174 p. • 16,50 €
À un certain niveau de silence, l’homme devient un espace sacré. C’est alors qu’il rencontre la Présence dont il est le sanctuaire, dans un dialogue où il découvre sa liberté comme libération de soi. « Qui suis-je ? », la question primordiale, entraîne immédiatement, dans cette expérience, la réponse : « Je est un autre. » C’est dans cet éclairage que sont situés tous les problèmes abordés dans ce livre, avec le souci de dissiper l’ambiguïté qui stérilise tragiquement tous les débats sur l’homme et sur Dieu, dans une problématique étrangère à la vie de l’esprit.
Consulter tous les livres de Maurice Zundel

Un peu d’huile pour ma lampe
Dom Guillaume Jedrzejczak
Éditions Anne Sigier • 9782891294508 • 392 p. • 23,90 €
Dom Guillaume, abbé du monastère du Mont-des-Cats, a longuement prié et médité les Écritures. Il nous offre en ces pages le fruit de sa contemplation. En sa compagnie, le lecteur parcourt les textes essentiels des quatre Évangiles choisis par la liturgie. Chacun des passages retenus reçoit l’éclairage d’un court et précieux commentaire qui marie habilement la pertinence immuable de la spiritualité chrétienne avec la réalité sensible et concrète du monde contemporain. L’auteur recentre du même coup vers des perspectives d’espérance notre regard sur l’avenir de ce monde.

Le Chemin de l’imperfection
André Daigneault
Éditions Anne Sigier • 9782891293617 • 156 p. • 16,50 €
La sainteté est-elle réservée aux vertueux et aux parfaits? Les pauvres, les pécheurs, avec leurs blessures et à travers leurs chutes, peuvent-ils prétendre à la sainteté? Dans la parabole des invités aux noces, Dieu veut remplir la salle du festin avec ceux-là mêmes qui vivent le « long des clôtures », les marginaux, les faibles, les alcooliques, les drogués qui reconnaissent leur dépendance et qui s’ouvrent à la miséricorde de Dieu dans l’humilité et dans la vérité. La seule voie voulue par Jésus pour accéder à son Royaume est la voie de l’enfance, de la descente dans la faiblesse, la voie de la confiance et de l’abandon. Le saint se reconnaît un pécheur en état de conversion, et ce pécheur, si faible soit-il, est appelé à se reconnaître comme un saint en puissance.