Itinéraire spirituel avec Saint Louis-Marie de Montfort

blogue-sagesse-copieDONNE-MOI LA SAGESSE – PRÉPARATION AU PÈLERINAGE

« Pour aimer et rechercher la divine Sagesse, il est nécessaire de la connaître. »

Qu’est-ce que la sagesse ? Qui est la Sagesse ?
Tu avances sur la route de ta vie et tu cherches le bonheur. En réalité, c’est Dieu que tu cherches. Et tu le cherches parce que lui, déjà, te cherche depuis toujours. C’est lui qui t’attire, aujourd’hui, à prendre la voie Sagesse. Ta vraie recherche est de trouver une façon ou des moyens d’être heureux. Je t’offre un chemin à prendre, la voie spirituelle que je connais et qui va à la suite de toutes les aventures des humains de la Terre. Cette longue aventure, je l’explicite davantage dans une pièce annexe que j’ai ajoutée à la fin de ce livre. Elle te permettra de mieux te situer dans la lignée des chercheurs de bonheur. Pour le moment, arrêtons-nous à savoir qui est la Sagesse vers laquelle cet itinéraire veut te guider.

Pour Montfort, la Sagesse est « une science savoureuse ou le goût de Dieu et de la vérité » (ASE 13). Cette science, Dieu la possède à 100 %. Il la possède, car il est Sagesse. Il est cette science qui donne la capacité inépuisable de goûter, de discerner, de juger, de guider, de gouverner, d’agir avec amour, douceur, droiture, vérité, justice, miséricorde. C’est par le coeur que l’être humain entre dans cette science.

Mais saint Louis Marie Grignion de Montfort va plus loin. Pour lui, la Sagesse est « la seconde Personne de la Trinité, la Sagesse éternelle dans l’éternité, ou Jésus Christ dans le temps » (ASE 13). Tout le long de ton parcours, tu verras mieux comment Jésus possède, en tout point, cette science qui lui donne de discerner les appels du Père, de juger avec compassion et vérité, d’agir toujours avec douceur, droiture et miséricorde. Jésus a le goût du Père et il veut nous le partager.

Prendre la voie Sagesse, c’est goûter et savourer la Parole. Prendre la voie Sagesse, c’est vivre l’Évangile au jour le jour. Prendre la voie Sagesse, c’est vouloir devenir, comme Jésus et comme le Père : amour, justice, douceur. Prendre la voie Sagesse, c’est apprendre à discerner la vraie Sagesse de la fausse, car il y a plusieurs sortes de sagesse : « La véritable est le goût de la vérité sans mensonge ni déguisement ; la fausse est le goût du mensonge, couvert de l’apparence de la vérité » (ASE 13). Les fausses sagesses sont tout ce qui est contraire à la vérité, à la justice, à la douceur, au pardon, à l’amour. La vraie, c’est Quelqu’un qui est Chemin, Vérité, Vie. Prendre la voie Sagesse, c’est donc vivre à la manière de Jésus, la Sagesse incarnée. Tu ne choisis pas la facilité, mais l’amour. Et l’amour n’a rien de romantique parce qu’il conduit à faire des choix entre les sagesses qui s’offrent à nous, et c’est parfois difficile. Pourtant, là est la source du bonheur.

Avant de prendre la route, prends conscience que le chemin de Dieu est en dehors du chemin que tu organises ou que tu inventes. Si tu veux avancer, laisse tes idées toutes faites au bord du chemin, lève la tête et marche librement, sereinement, sans bagages, sans réticence, sans obligation. Dieu Sagesse t’appelle à du neuf et déjà il illumine la route devant toi. Chaque pas t’indiquera le pas suivant. Rien n’est gagné d’avance et rien n’est perdu. L’Esprit t’apprendra à commencer et recommencer. Tu auras peut-être l’impression de perdre le contrôle de ta vie, mais n’aie pas peur, c’est sans danger.

Partir en pèlerinage

Partir en pèlerinage suppose une préparation. C’est pourquoi je te propose une pré-étape : Habille ton coeur. Les thèmes suggérés te conduiront, sans doute, à la décision d’entrer ou non dans le processus qui t’est offert. Tu apprendras déjà à vivre le pèlerinage en partant d’une réflexion, suivie d’une aire de silence, pour visiter la Bible comme un touriste émerveillé et noter tes découvertes. Le moment de silence que je te propose est un moment de grâce où tu entres en relation avec toi et avec Dieu. Être silence, c’est contempler. La contemplation est prière. La prière est présence.

À toi de donner à chaque « jour » la longueur dont tu as besoin. Ne t’enferme pas dans un carcan de vingt-quatre heures. Rien ne te presse. Avance à ton rythme en t’accordant des temps forts de lecture, de réflexion, de partage.

« Il n’y a rien d’aussi doux que la connaissance de la divine Sagesse. »
ASE 10

Extrait de :

donne-moi-la-sagesseDonne-moi la Sagesse
Itinéraire spirituel avec saint Louis-Marie de Montfort
Claire Dumont
978-2-89760- 108-9 * 160 p. * 16,95 $

Voyez nos parutions de mars en Spiritualité

blogue-mars-copieblogue-mars-tout-copieblogue-mars-1-copieNous sommes tous liés
Étincelles de sagesse amérindienne
Claire Payment
ISBN 978-2-89760-090-7 • 120 p. • 16,95 $
Ce petit livre, né d’une contemplation amoureuse de la faune, de la flore et des traditions ancestrales de l’auteur est l’occasion d’aller à la rencontre de la pensée amérindienne et de s’ouvrir aux riches mystères de l’existence, à la sagesse et à un art de vivre.

La vie plus forte que la mort
Un mois avec des Chrétiens en Syrie
Yaël Jeanblanc
ISBN 979-10-306-0131-2 • 120 p. • 18,95 $
L’auteure relate les témoignages poignants de Chrétiens ayant vécu l’horreur de l’occupation des djihadistes durant huit mois et qui, malgré tout, sont restés enracinés dans une foi extraordinairement vivante dans la générosité, l’espérance et la joie.
blogue-mars-2-copieFrançois dans la tempête
Jean-Louis de La Vaissière
ISBN 978-2-7067-1464-1 • 224 p. • 32 $
Vaticaniste avisé et réputé, l’auteur dresse un premier bilan du règne de pape François. Mais au-delà des réformes engagées pour rendre l’Église plus proche des gens, se dessine une opposition qui montre un pape plus populaire hors de l’Église que dedans.

L’amour dans le mariageHors-série Magnificat
En couple, à l’écoute du pape François
ISBN 3700677972422 • 128 p. • 6,95 $
Ce livret vous offre le magnifique texte du chapitre 4 de l’exhortation du pape sur la famille, La joie de l’amour, accompagné de questions pour réfléchir personnellement, partager en couple, ou échanger en équipe.

Neuvaine pour la famille avec le pape François
En collaboration
ISBN 978-2-7067-1468-9 • 48 p. • 6,50 $
Cette neuvaine s’appuie sur l’Exhortation apostolique Amoris laetitia consacrée à la famille. Dans l’esprit de l’hymne à la charité de l’épître de saint Paul aux Corinthiens, il s’agit de prier pour demander la patience, la capacité de se soutenir les uns les autres.
blogue-mars-3-copieRenaître à la vie spirituelle
Benoît Lobet
ISBN 978-2-7067-1473-3 • 144 p. • 23,95 $
Dans cette méditation qui invite à retrouver le goût et la beauté d’une vie chrétienne authentiquement vécue, Nicodème sert de guide. Celui-ci était venu rencontrer Jésus pour découvrir le sens de sa vie et trouver la lampe pour éclairer ses pas.

Où es-tu ?
Présence à soi, présence de Dieu
Jean-François Noel
ISBN 978-2-7067-1467-2 • 192 p. • 31 $
Cette question que lance Dieu à Adam est aussi celle que l’homme s’adresse à lui-même lorsqu’il est confronté à ses propres limites. Il s’interroge alors sur lui-même et sur Dieu. Ce Dieu qui l’amène à deviner qu’il doit inventer le chemin de sa croissance.

La prière dans tous ses états
Initiation pour tous
Joël Pralong
ISBN 979-10-306-0092-6 • 152 p. • 14,95 $
L’auteur nous incite à ne pas nous décourager devant les inévitables difficultés de la méditation, de l’oraison et de la contemplation afin de faire de la prière un stimulant de la vie de tous les jours, une manière d’être présent aux autres, à soi et à Dieu.
blogue-mars-4-copieAppels au Dieu du silence
Dix méditations de Karl Rahner
Karl Rahner
ISBN 978-2-7067-1472-6 • 144 p. • 24,95 $
Ces méditations, écrites dans l’esprit du concile Vatican II et présentées sous forme de dialogue, sont le fruit d’une science théologique profonde et d’une parfaite connaissance de l’homme, de sa grandeur, de ses limites, de ses souffrances.

Chemin de croix – Les prêtres du Padreblog
Prêtres du Padreblog
ISBN 978-2-7067-1476-4 • 80 p. • 9,95 $
Dans la vie comme dans la prière, l’habitude tue l’amour. C’est pour que nous ne puissions jamais nous habituer à la souffrance de Jésus sur la croix que les prêtres du Padreblog ont accepté l’invitation qui leur était faite d’écrire ce chemin de croix.

Prières en commun
Gérard Wackenheim
ISBN 978-2-7122-1434-0 • 176 p. • 24,95 $
Il y a bien des façons de prier ensemble. Celles que propose l’auteur ont trait aux demandes ou invocations et trouvent leur réponse dans les prières universelles au cours de la messe ou dans celles offertes en partage d’évangile ou en réunion de prière.
blogue-mars-5-copieChoisis la vie
Parcours biblique et spirituel
Pierre Debergé
ISBN 978-2-7122-1439-5 • 160 p. • 21,95 $
L’auteur interroge la Bible, non pas pour y chercher des solutions aux questions d’aujourd’hui, mais parce que ce livre est riche de l’expérience de croyants qui ont laissé à l’humanité un message de foi en la grandeur de l’être humain.

Les Évangiles et les Actes des Apôtres – Édition 2017
En collaboration
ISBN 978-2-7122-1445-6 • 400 p. • 7,95 $
Cette édition de poche propose les textes essentiels de la foi chrétienne : les Évangiles, parce qu’ils relatent les faits et gestes de la prédication de Jésus en Palestine et les Actes, ceux des apôtres et des premières communautés chrétiennes.

Mes belles histoires bibliques
Sophie Piper, Dubravka Kolanovic
ISBN 978-2-7122-1436-4 • 64 p. • 15,95 $
Ces dix histoires bibliques, richement illustrées, relatent les épisodes les plus significatifs de la foi chrétienne tout en faisant appel à l’imagination des enfants pour aller à la découverte de ces grands figures que sont Moïse, Jésus, Daniel, etc.

blogue-mars-6-copieÉlisabeth de la Trinité et sa sœur Guite
Louange de gloire à quatre mains
Odile Haumonté
ISBN 979-10-306-0096-4 • 136 p. • 17,95 $
Nourries de la même spiritualité simple et profonde, les deux sœurs, dans un amour fraternel que la mort n’a pas diminué, ont fait de leur vie une louange à la gloire de Dieu, l’une dans sa vocation de consacrée et l’autre en épouse et mère de famille.

Un cœur miséricordieux
Méditations
Pape François
ISBN 979-10-306-0132-9 • 104 p. • 14,95 $
À travers la méditation de passages de l’Évangile, l’exemple des saints et le témoignage de situations concrètes, le pape François conduit le lecteur à emprunter la voie de cette simplicité évangélique qui comprend et pratique toute chose du point de vue de la miséricorde.

Spiritualité du diaconat
La grâce de servir
Didier Rance
ISBN 978-2-7067-1490-0 • 192 p. • 32,95 $
À partir de son expérience de diacre permanent et engagé dans le service de la charité envers les Églises les plus souffrantes et nécessiteuses, Didier Rance explore cette grâce de servir qui caractérise la spiritualité du ministère diaconal.

Pour une spiritualité de l’instant présent

temps-et-promesse-blog-copieEn se fondant sur la révélation biblique et les apports récents de l’anthropologie, José Tolentino Mendonça nous propose une spiritualité de l’instant présent qui implique les sens et le corps dans l’expression de la foi. Il montre comment notre corps, par les sens, nous ouvre à la présence de Dieu dans l’instant. Pour votre plaisir, nous vous proposons quelques extraits de son livre Le temps et la promesse paru aux Éditions des Béatitudes.

Ouvrir la vue
La lumière voyage à la vitesse vertigineuse de 300 000 km par seconde; c’est à cette voyageuse pressée que nous devons l’activation du mécanisme sophistiqué qui nous permet de passer de l’œil au regard. Il est bon de nous rappeler que la vue n’est pas seulement un sens, mais la synthèse de nombreux sens : le sens de l’intensité lumineuse, des couleurs, de la profondeur, de la distance… C’est un débat infini et éblouissant. Je me souviens d’une confession que le poète italien Tonino Guerra a faite un nombre incalculable de fois. Il disait que, tout comme les croyants, les agnostiques ont des doutes ; et que, en ce qui le concernait, rien ne le faisait entrer plus en crise dans son agnosticisme que la pensée du miracle absolu qu’est un œil. Cette pensée le laissait désarmé aux portes du mystère.
La vue fait du monde une fenêtre, mais nous percevons que le regard comporte d’autres dimensions tout aussi fondamentales, à commencer par celle de la réflexivité : notre corps, qui voit toutes choses, peut également se regarder. Il est en même temps celui qui voit et celui qui est vu. Comme l’écrit Merleau-Ponty:
« Si nos yeux étaient faits de telle sorte qu’aucune partie de notre corps ne tombât sous notre regard (…) ou si, comme certains animaux, nous avions des yeux latéraux, sans recoupement des champs visuels – ce corps, qui ne se réfléchirait pas, ne se sentirait pas, ce corps presque adamantin, qui ne serait pas tout à fait chair, ne serait pas non plus un corps d’homme, et il n’y aurait pas d’humanité. »
Le regard est fondamental pour vivre la rencontre avec nous-mêmes et avec les autres. Ce n’est qu’en regardant et en laissant s’imprimer en nous l’autre qui se trouve en face de nous que nous aimerions les personnes pour elles-mêmes. De la même manière, le regard nous est essentiel pour nous lancer dans l’aventure de la recherche du sens de la vie. L’un des plus importants traités théologiques sur la vue : La vision de Dieu (De visione dei), est né de la correspondance entre son auteur, Nicolas de Cues, et les moines de Tegernsee, au sujet de l’acte de voir ; cette correspondance avait pour but d’initier cette communauté bénédictine à la vision ineffable de Dieu. Voici comment Nicolas de Cues décrit le regard de Dieu:
 » Ton champ de vision, ô Dieu, ne se mesure pas, il est infini. Pour cette raison, ton regard embrasse simultanément tout ce qui entoure, ce qui est en haut et ce qui est en bas (…). C’est par ton regard que les créatures existent. En effet, si elles n’étaient pas vues de toi, qui es celui qui voit, elles ne recevraient pas leur être de toi. L’être des créatures provient de ce que, simultanément, tu les vois et elles sont vues. »
Nous percevons également ici l’importance de notre propre regard, même si, comme le dit saint Paul,  » nous voyons actuellement de manière confuse, comme dans un miroir » (1 Co 13, 12).

Découvrir qu’on est aimé
Respirer, vivre n’est pas seulement inspirer, puis expirer l’air de façon mécanique : c’est exister avec, c’est vivre en état d’amour. De la même façon, adhérer au mystère, c’est entrer dans le singulier, dans l’affectif. Dieu est complice de l’affectivité ; tout-puissant et fragile ; impassible et capable de souffrir ; transcendant et amoureux ; surnaturel et sensible. La folie de la foi chrétienne ne se situe pas du côté des affirmations métaphysiques : c’est tout simplement la foi en la résurrection de la chair.
L’amour est le véritable éveilleur des sens. Les diverses pathologies des sens que nous avons passées en revue plus haut nous montrent combien, quand l’amour est absent, notre vitalité est en hibernation. L’une des crises les plus graves de notre époque est la séparation entre la connaissance et l’amour ; la mystique des sens, justement, poursuit cette science qui ne se révèle qu’en aimant. Aimer veut dire s’ouvrir, rompre le cercle d’isolement, vivre ce miracle qui consiste à être pleinement avec nous-mêmes et avec l’autre. L’amour, c’est le dégel. Il se construit comme une forme d’hospitalité – le poète brésilien Mario Quintana écrit :  » il y a de l’amour quand les personnes habitent l’une dans l’autre ». – mais il exige de ceux qui veulent le vivre de se laisser exposer, d’être désarmés. Ceux qui aiment sont, d’une certaine manière, plus vulnérables. Ils ne peuvent pas faire semblant. S’il leur plaît de chanter dans la rue, ils chantent. S’il leur vient l’idée de courir et de rire sous une averse, ils le font. Si, subitement, il leur prend de vouloir danser en pleine rue, ils commencent à tourner lentement sur eux-mêmes, sans se sentir le moins du monde embarrassés, en écoutant une musique inaudible pour les autres. L’amour nous expose également à une plus grande intensité de souffrance. L’amour renouvelle notre intérêt pour la vie et nous la fait prendre à bras-le corps ; du fait même, nous nous heurtons plus fréquemment à sa dialectique mystérieuse ; sa vitalité extraordinaire et sa terrible proximité avec la mort. Cependant, comme le disait le romancier Antonio Lobo Antunes :  » Il n’y a qu’une seule façon de ne pas souffrir : c’est de ne pas aimer. » Ce qui empêche la vie n’est pas la souffrance inévitable qui accompagne tout amour ; c’est tout le contraire : l’apathie, la distraction, l’égoïsme, le cynisme.
L’amour est le chemin qui nous conduit à l’espérance. L’espérance n’est pas une sorte de consolation, l’attente de jours meilleurs ; elle consiste encore moins à s’attendre à ce qui va arriver de bon. Espérer ne veut pas dire se jeter dans un avenir hypothétique ; c’est savoir recueillir l’invisible au cœur du visible, l’inaudible au cœur de l’inaudible, etc. C’est découvrir une autre dimension à l’intérieur même et au-delà de cette réalité concrète qui nous est donnée dans le présent. Tous nos sens sont sollicités pour accueillir avec admiration et tressaillement, la promesse qui vient et qui n’est pas seulement pour un avenir indéfini, mais déjà pour aujourd’hui, à chaque moment. L’espérance nous garde vivants. Elle ne nous permet pas de vivre rongés par le découragement, absorbés par la désillusion, renversés par les forces de mort. Comprendre que l’espérance fleurit dans l’instant présent, c’est faire l’expérience du parfum de l’éternité.

Extrait de :

temps-et-la-promesseLE TEMPS ET LA PROMESSE
Pour une spiritualité du temps présent
José Tolentino Menconça
Éditions des Béatitudes
ISBN 979-103060-081-0   / 248 p.

Pour celui qui cherche Dieu quel chemin emprunter ? S’agirait-il d’un pur exercice intérieur qui consisterait à s’abstraire de l’habituel et du quotidien, de prendre de la distance par rapport au corps et au monde pour atteindre ce qui ne serait que spirituel ?
En se fondant sur la révélation biblique et les apports récents de l’anthropologie, l’auteur propose ici une spiritualité de l’instant présent qui implique les sens et le corps dans l’expression de la foi. Il montre comment notre corps, par les sens, nous ouvre à la présence de Dieu dans l’instant.

Dans ce texte d’une grande modernité, riche de multiples références et plein de poésie il trace un chemin nouveau par bien des aspects qui ouvre des perspectives stimulantes en phase avec les aspirations et la sensibilité actuelles.

Cet ouvrage a reçu le 1er Prix Res Magnae à Rome  (2015).
En 2016, José Tolentino a reçu le Grand Prix de Littérature de l’association des écrivains portugais.

Les bienfaits humains du silence

silence-blogue-copieQuel avantage y aurait-il à approfondir le thème du silence si celui-ci n’avait aucun impact direct sur la qualité de notre vie personnelle ? Heureusement, ce n’est pas du tout le cas. L’expérience du silence est extrêmement bénéfique pour l’être humain. Toutefois, c’est une chose de reconnaître globalement les bienfaits du silence pour l’être humain, et c’en est une autre de savoir, plus concrètement, tout ce que le silence extérieur et intérieur est en mesure de lui procurer.

En fait, l’être humain gagne beaucoup à s’intéresser au silence. Ses raisons de le faire sont toutes plus importantes les unes que les autres. Par souci de clarté, nous répartirons leur étude sur deux chapitres. Celui que nous entreprenons maintenant devrait nous permettre de saisir ce que le silence peut apporter à quelqu’un sur le plan strictement humain, indépendamment de ses convictions religieuses. Le prochain chapitre sera plus spécifiquement consacré aux avantages spirituels du silence. Dans un cas comme dans l’autre, nous sommes arrivés à un point central de nos réflexions sur le silence : sa nécessité. Si vous n’êtes pas particulièrement amoureux du silence, les développements qui suivent devraient au moins susciter en vous le désir de lui témoigner toute la considération qui lui revient.

Un bon remède

Beaucoup de gens ont spontanément tendance à rattacher les aspects salutaires du silence à la vie spirituelle. Certes, ce n’est pas faux de penser de la sorte, puisque, comme nous le verrons plus loin, il n’y a pas d’authentique vie spirituelle sans silence. Ce serait néanmoins dommage d’oublier que le silence a également énormément à voir avec la vie naturelle, qu’il est susceptible d’avoir d’importants retentissements sur la vie physique de quelqu’un.

Plusieurs spécialistes de la santé n’hésitent pas un instant à vanter les effets thérapeutiques du silence. Les répercussions du silence sur le corps paraissaient à ce point signifiantes et positives à Kierkegaard que ce penseur et théologien danois aurait confessé : « Si j’étais médecin et si l’on me demandait ce que je conseille, je répondrais : faites silence, faites taire les hommes. » Nous serions portée à dire exactement la même chose que lui. En effet, nos précédents essais sur le corps, sur la souffrance ou encore sur la solitude nous ont convaincus que le silence pouvait s’avérer, dans bien des cas, un excellent remède. Peu coûteux, ce médicament, qui n’est évidemment pas à chercher sur les tablettes de nos pharmacies, a indubitablement fait depuis longtemps ses preuves quant à la régénération de ses utilisateurs.

Au sujet des propriétés spéciales du silence, il vaut la peine d’écouter quelques confidences de personnes qui s’adonnent régulièrement au silence. Aussi inconcevable que cela puisse paraître, celles-ci ont l’habitude d’affirmer qu’à certains égards le silence les repose plus que d’autres moyens recommandés dans les médias et par les milieux sportifs. L’éloignement du bruit leur procurerait très rapidement une appréciable détente physique. Le calme autour d’elles aurait également le don d’éliminer de leur existence une bonne dose de stress, ce fameux stress reconnu pour être responsable d’une foule de malaises physiques et psychiques.

Toujours selon ces mêmes personnes, le fait de ne pas sombrer dans un flot de paroles contribuerait aussi nettement à leur bien-être général. Cet aveu ne nous étonne guère. N’avons-nous pas assimilé plus haut l’abondance de paroles au bruit ? Nous rapportons ces propos afin d’interpeller toutes les personnes qui s’épuisent littéralement à force de parler sans arrêt, d’essayer de se justifier à propos de tout et de rien, de chercher à défendre l’indéfendable auprès de leur entourage. Cela se produit spécialement au téléphone. Un long laps de temps leur est nécessaire avant qu’elles se décident enfin à mettre un terme à des conversations interminables qui, en définitive, ne mènent absolument à rien, sauf à provoquer de la fatigue chez les deux interlocuteurs.

À une époque effervescente comme la nôtre, davantage de silence, plus de volonté pour rompre le rythme effréné de leurs activités seraient indéniablement pour un nombre considérable de personnes un beau cadeau à se faire. Quoique déjà en bonne santé, elles ne s’en trouveraient qu’encore mieux physiquement. Et à plus forte raison si elles sont aux prises avec une santé chancelante. Mais à quoi bon insister sur une réalité donnant lieu aisément à une remarquable unanimité tellement elle est pleine de bon sens !

Un accès à une plus grande conscience de soi

Si l’être humain n’y prend garde, il est relativement facile pour lui de mourir sans jamais avoir eu le sentiment d’exister dans le plein sens du mot. Le silence pourrait lui éviter ce malheur. David Le Breton le note expressément :
« Le silence] procure un sentiment aigu d’exister. Il marque un moment de dépouillement qui autorise à faire le point, à prendre ses marques, à retrouver son unité intérieure, à franchir le pas d’une décision difficile. Le silence élague l’homme et le rend à nouveau disponible, déblaie le chantier au sein duquel il se débat. »

Le silence serait donc indispensable pour que quelqu’un ait conscience d’exister et réussisse, du même coup, à vivre de façon unifiée. Nous n’avons aucun motif valable de remettre cela en question : alors que le bruit éparpille l’être, crée un sentiment de désordre intérieur, « celui qui apprend à habiter le “silence de son cœur”, à accueillir l’Esprit, découvrira combien cette Énergie spirituelle de l’Amour féconde, intègre progressivement toutes nos facultés, unifie tout son être ». Quel précieux effet du silence !

Tiré de

silence-btlf

Silence la plus belle des paroles
Marie-Thérèse Nadeau
Éditions Médiaspaul
978-2-89760-089-1 * 152 p. * 19,95 $

Quand la colère des jeunes fait rage contre autrui – Propos du spécialiste Nagy Charles Bedwani

de-la-violence-blo             L’adolescence a toujours été une période difficile. Nous avons pu voir depuis le début de cet ouvrage à quel point la superposition de changements bio¬logiques, psychologiques et sociaux affecte cette phase de transition. L’adolescent est à la fois inexpérimenté, exposé au risque de commettre des erreurs de jugement et hypersensible, facilement affecté par les évènements, impulsif, prompt à réagir aux irritants. Sa quête identitaire l’incite parfois à rechercher des modèles « purs », et cette recherche d’idéal peut le pousser aux extrêmes. La maturité cérébrale n’étant atteinte que vers la fin de l’adolescence, la régulation émotionnelle par le cortex préfrontal n’est donc pas très présente durant ces années de turbulence. Enfin, les changements sociétaux actuels favorisent l’action plutôt que la mentalisation et une identité diffuse plu¬tôt qu’assumée. Les changements rapides augmentent l’insécurité et le recours à des réflexes archaïques de survie. Devant toutes ces conjonctures adverses, l’adolescent tendra plus au repli narcissique qu’au passage à l’altérité.
Cet ensemble de facteurs favorise l’émergence de comportements hétéroagressifs, voire violents.

De l’intimidateur au tueur de masse : l’autre comme nuisance

Tous les adolescents, fort heureusement, ne feront pas les manchettes des journaux en perpétrant des actes criminels de grande envergure. Je crois cependant que, quelle que soit la gravité du geste commis, à moins de souffrir d’aliénation mentale profonde, son auteur pense que ce n’est pas si mal de faire le mal, ou du moins, il se dit que ça lui fait du bien à lui, et tant pis pour l’autre qui le subit.

Écraser et humilier quelqu’un signifie qu’on est plus fort que lui. Commettre le geste en présence d’autres qui l’approuvent ou qui le désapprouvent silencieuse¬ment, c’est affirmer son hégémonie sur le groupe. La popularité de l’intimidateur se renforce au gré de la gravité de ses actes. En contrôlant et en méprisant sa victime, il jubile de son triomphe. Il se sent puissant et perçoit sa victime comme faible et minable. En la détruisant, il ne fait qu’éliminer une nuisance. L’intimidateur se drape d’un « nous » suprémaciste, tandis que sa victime n’est à ses yeux que vermine, que ce soit en raison de son apparence physique, de son sexe, de sa race, de son orientation sexuelle, de son handicap ou de sa fragilité psychologique.

Cette idéologie hideuse se retrouve à quelques variantes près chez tous les adolescents intimidateurs. On la retrouve chez Anders Behring Breivik qui, le 22 juillet 2011, a fait exploser un édifice du gouvernement à Oslo, tuant huit personnes, et qui s’est rendu par la suite sur l’île d’Utøya, où s’étaient rassemblés des jeunes militants du Parti travailliste norvégien, en abattant 69 avec son pistolet et en blessant plusieurs autres.

Breivik avait 32 ans lorsqu’il commit cet attentat. Ses parents divorcèrent lorsqu’il n’avait qu’un an. Il ne connut pratiquement pas son père et il vécut avec sa mère, une femme dépressive. Adolescent, il adhéra à la culture hip-hop, fit des graffiti à Oslo et s’attira des démêlés avec la Ville, sans parvenir à se tailler une place parmi les tagueurs. Il quitta l’école avec l’espoir de devenir vite millionnaire, mais il s’embourba dans des activités de falsification de diplômes. Militant d’extrême droite, il élabora une idéologie suprémaciste, anti-immigration et islamophobe. À 27 ans, en bon « adulescent », il retourna vivre chez sa mère. Pendant deux ans, il passa plus de seize heures par jour sur des jeux vidéo en ligne, principalement World of Warcraft. Il entreprit aussi la rédaction de son manifeste, dans lequel il exhortait l’Europe chrétienne à se protéger d’une inéluctable invasion islamique.

Très exactement cinq années plus tard, le 22 juillet 2016, à Munich, David Ali Sonboly, un jeune Germano-Iranien de 18 ans, tend un piège à ses victimes, qu’il attire dans un restaurant McDonald’s. Il en tue 9 et en blesse 16 avec un pistolet Glock 17, similaire à celui utilisé par Breivik. Sonboly aurait été victime de harcèlement de la part de jeunes de son âge. Il était amateur de jeux vidéo violents et souffrait de problèmes psychiatriques. La tuerie est aussi survenue une semaine après qu’un jeune Afghan de 17 ans eut tenté, dans un train, également en Bavière, d’attaquer des voyageurs avec une hache au nom de l’État islamique.

Le petit intimidateur de la polyvalente d’à côté et Anders Breivik partagent probablement un sentiment d’infériorité et d’exclusion. Leur repli narcissique les amène à se réfugier dans un idéal grandiose. Ils deviennent alors les plus beaux, les plus forts, et les autres ne sont plus que des minables à éliminer.

L’intimidateur opprime rarement son souffre-douleur à l’abri du regard des autres. Il recherche un public. En ciblant « celui pas comme les autres », il attire les « autres » de son bord. Ils deviennent « nous » les bons, contre le « crotté-minable ». Rares seront ceux qui s’opposeront à lui, de crainte de devenir ses pro¬chaines victimes. Terrorisés, ils choisiront le silence et accorderont ainsi une approbation tacite au terroriste ; car l’intimidateur n’est rien de moins qu’un terroriste, et l’intimidé n’est ni plus ni moins qu’une victime de la terreur.

Yan, 13 ans, avait osé défendre un camarade victime d’intimidation. Quelques jours plus tard, l’intimidateur et ses sbires l’attendent à l’arrêt du bus et l’invitent à venir se battre. Comme il refuse, ils le rouent de coups devant un attroupement d’élèves de l’école venus assister au « spectacle » et l’obligent ensuite à s’agenouiller et à présenter ses excuses au caïd. Depuis ce jour, Yan ne voit plus l’école comme un lieu rassurant et épanouissant. Il y va à reculons et s’absente fréquemment. Ses nuits sont peuplées de cauchemars lui rap¬pelant l’évènement. Des nausées et des vomissements l’empêchent de se lever, et s’il parvient à se rendre à l’école, de fréquentes attaques de panique le forcent à retourner chez lui. Yan a perdu tous les repères qui lui procuraient l’estime de lui et la confiance en autrui ; il pense sérieusement au suicide.

Il semblerait qu’un certain nombre d’intimidés deviennent à leur tour intimidateurs et parfois même meurtriers, comme ce fut le cas de Sonboly. Il y a quelques années, une autre triste histoire fit la manchette dans la petite ville de Lachute, au Québec : une adolescente fut battue à mort à coups de bâton de baseball dans une tourbière où elle avait été attirée en guet-apens par un camarade de classe. Le meurtrier, un autre élève de la polyvalente, avait voulu se venger de la malheureuse parce qu’elle avait fait en classe un « commentaire déplacé » à son égard. Cet élève et son complice étaient de jeunes solitaires, marginaux et mal intégrés.

Sans en faire une règle absolue, on constate sou¬vent que de jeunes tueurs de masse ont été intimidés dans leur enfance ou leur adolescence. Marc Lépine, le tueur de Polytechnique, avait décidé de changer son nom à consonance arabe et de ne garder que celui de sa mère, car il en avait assez de se faire traiter d’« Arabe ». Harris et Klebold, les auteurs du massacre de l’école de Columbine, avaient subi des invectives homophobes de la part de leurs camarades, et Kimveer Gill, le tueur du Collège Dawson, dans ses écrits en ligne, en avait contre tout le monde, mais en particulier contre « les violeurs, les agresseurs et les intimidateurs d’enfants ».

[…]

Les tueries de masse

Les tueries de masse perpétrées par des individus ou des organisations dans des milieux scolaires ou principalement fréquentés par des jeunes étaient presque inexistantes au début du XXe siècle.

Il y avait eu l’explosion à l’école primaire de Bath, au Michigan, en 1927, qui fit 44 victimes. Cet attentat est l’œuvre d’Andrew Kehoe, un homme âgé de 55 ans, aigri par des déboires financiers et des échecs personnels. Acculé à la faillite, il tua son épouse atteinte de tuberculose, fit exploser sa ferme et, après la tuerie perpétrée à l’école primaire, se fit sauter dans sa fourgon¬nette. Le mobile de son crime avait été une dépression associée à de la colère envers sa communauté, demeurée, selon ses perceptions, indifférente à ses pertes.

Quarante ans plus tard, en 1966, c’est la tuerie à l’Université d’Austin, au Texas. Après avoir tué sa mère et son épouse alors qu’elles dormaient et leur avoir adressé une lettre d’excuses, C. J. Whitman, 25 ans, ancien tireur d’élite dans la marine américaine et étudiant en architecture à cette université, se rend à l’observatoire de la tour, abat 15 personnes et en blesse 31. Il est abattu par un des policiers venus à la rescousse. L’autopsie révélera que Whitman avait une tumeur cérébrale, un glioblastome, qui a pu faire pression sur les amygdales de son cerveau, le rendant plus vulnérable au déclenchement de son agressivité. Mais de là à le blanchir totalement de toute responsabilité, il y a un pas que l’on ne peut franchir.

Le parcours de vie de Whitman pouvait sembler exemplaire : bon élève, servant de messe assidu, marine décoré, boursier, bon camarade et bon époux ; mais il était jalonné d’incidents et de quelques ratés révélant qu’il ne parvenait pas toujours à demeurer dans le droit chemin : conflits durant l’adolescence avec un père autoritaire et manifestement violent, écarts de conduite à l’armée lui ayant valu une rétrogradation, perte de sa bourse d’études, ennuis d’argent… Peu avant le drame, il confia à ses amis qu’il craignait de devenir violent comme son père. Il tenta donc toute sa vie de contrôler sa violence, sans manifestement toujours y parvenir.

En 1984, soit 18 ans plus tard, à San Ysidro près de San Diego, en Californie, un père de famille âgé de 41 ans tua 21 personnes, dont 11 enfants et adolescents, dans un restaurant McDonald’s. James Huberty souffrait depuis quelques années d’un trouble délirant qui l’amenait à stocker chez lui des denrées non périssables pour survivre, en prévision d’un conflit nucléaire qu’il croyait imminent.

Depuis l’attentat de Bath en 1927, on compte une cinquantaine de tueries perpétrées dans des milieux scolaires collégiaux ou universitaires à travers le monde. Alors qu’il se passa 32 ans entre les deux premiers (Bath, en 1927, et Poe, en 1959), 42 attentats se sont succédé à travers le monde entre 1989 et 2015, avec une moyenne de deux ou trois attentats par année au cours des cinq dernières années. À l’exception d’une adolescente de 16 ans aux États-Unis en 1979, tous les tueurs sont de sexe masculin. Parmi les 40 derniers attentats, 12 ont été commis par des adolescents et un par un enfant de six ans. Parmi ces tueries, cinq sont attribuées à des groupes terroristes.

Bien que ces actes demeurent extrêmement rares, il faut noter que, dans les 20 dernières années, les adolescents sont responsables de 30 % de ceux-ci. Avant cela, à l’exception de cette adolescente en 1979, aucun tueur de moins de 20 ans n’était recensé.

Il n’existe pas de portrait-robot du tueur de masse et l’on ne peut, hormis la prépondérance du sexe masculin, établir des facteurs de risque fiables permet¬tant d’anticiper l’évènement, comme c’est le cas aussi pour le suicide. Plusieurs des tueurs pouvaient souffrir d’un déséquilibre mental attribuable à une maladie psychiatrique précise : dépression majeure, paranoïa, schizophrénie ou trouble du spectre de l’autisme. On ne peut cependant en aucun cas sauter à la conclusion qu’il faut souffrir d’un trouble psychiatrique pour devenir un tueur de masse. D’autres profils apparaissent assez fréquemment : personnalité paranoïde (similaire à celle de Valéry Fabrikant, le tueur de l’Université Concordia de Montréal), narcissique (Breivik, le tueur d’Oslo et d’Utøya) ou antisociale (Eric Harris, un des deux tueurs de Columbine).

La tuerie de masse n’est jamais un acte improvisé. Tous les tueurs, quel que soit leur profil psychiatrique, ont longuement planifié leur geste, choisi minutieusement les armes du crime et étudié en détail les attentats survenus auparavant. Ils avaient tous développé une violente rancœur qui justifiait leur acte à leurs yeux : Breivik en voulait aux migrants musulmans, Marc Lépine aux femmes qui supplantaient les hommes, Kimveer Gill, le tueur du collège Dawson, à « tous les pourris du monde », Cho Seung-hui, le tueur de Virginia Tech, aux enfants de riches, Eric Harris et Dylan Klebold aux intimidateurs tyrans de Columbine.

Depuis l’avènement du Web et des médias sociaux, tous les tueurs, et surtout les plus jeunes d’entre eux, se sont abreuvés à des sites haineux et suprémacistes susceptibles de justifier et de renforcer leur vision du monde. Ils ont abondamment visionné des films violents et joué à des jeux vidéo violents ou même participé à leur création ; et lorsqu’ils sont arrivés à mettre au point leur projet, ils l’ont souvent livré en testament sur le Web. Car, tout comme les kamikazes djihadistes, ces tueurs de masse ne se font pas d’illusions sur leur destinée : après le crime, ils se suicideront ou se feront abattre et ils ne continueront à exister qu’à travers leur sinistre légende.

Pour en savoir plus
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DE LA VIOLENCE ET DES JEUNES
Nagy Charles Bedwani
978-2-89760-085-3 • 188 p. • 24,95 $
L’auteur, pédopsychiatre et directeur du Centre des adolescents de l’Hôpital Sacré-Cœur, propose une réflexion globale sur la violence, phénomène à la fois biologique, psychologique et social, et sur la vulnérabilité particulière des jeunes qui y sont confrontés.

Nouveautés de février : Contemplation / Écritures Saintes / Catéchèse

blogue-fevblogue-jan-toutblogue-jan1-copieSilence
La plus belle des paroles
Marie-Thérèse Nadeau
ISBN 978-2-89760-089-1 • 152 p. • 19,95 $
Le silence fait peur dans nos sociétés bruyantes : nous craignons de nous y retrouver face à nous-mêmes, sans la fausse sécurité de nos artifices. Pourtant, il est le point de départ d’une vie forte, authentique et féconde. L’auteure nous en dévoile l’immense richesse.
Le temps et la promesse.

Pour une spiritualité de l’instant présent
José Tolentino Mendonça
ISBN 979-10-306-0081-0 • 248 p. • 32,95 $
En se fondant sur les apports récents de l’anthropologie, l’auteur propose ici une spiritualité de l’instant présent qui implique les sens et le corps dans l’expression de la foi et montre comment notre corps nous ouvre à la présence de Dieu dans l’instant.

Lumières dans l’ordinaire des jours
Trouver dans nos vies la sérénité du cœur
Benoît Billot
ISBN 978-2-7122-1427-2 • 128 p. • 19,95 $
Moine bénédictin nourri de la spiritualité chrétienne et ouvert aux grandes sagesses orientales, l’auteur nous offre ses méditations qui, toutes, sont enracinées dans la vie quotidienne et ont pour vocation de nous mener vers la paix et la sérénité du cœur.
blogue-jan2-copieÀ chaque jour sa bénédiction
Anselm Grün
ISBN 978-2-7067-1491-7 • 144 p. • 15,95 $
Dans ces prières et ces méditations d’Anselm Grün chacun trouvera les mots qui l’aideront à dire à Dieu ce qu’il ressent au plus profond de lui-même. Un grand classique du célèbre moine bénédictin publié en format de poche.

Donne-moi la sagesse
Itinéraire spirituel avec saint Louis-Marie de Montfort
Claire Dumont
ISBN 978-2-89760-108-9 • 160 p. • 16,95 $
L’auteure nous propose d’entrer dans la spiritualité de Louis-Marie Grignion de Montfort, fondateur de la Congrégation des Filles de la Sagesse et admirateur inconditionnel de Marie qu’il vénérait comme la demeure de la Sagesse incarnée, Jésus.

Jean de la Croix
Portrait d’un mystique réformateur
Marie-France Schmidt
ISBN 978-2-7067-1445-0 • 200 p. • 36,95 $
Cette biographie très documentée met l’accent sur la profonde conviction du carme de devoir concilier sa vie contemplative avec un souci constant de sauvegarder son œuvre de missionnaire tout en laissant s’exprimer son lyrisme naturel et son sens poétique.
blogue-jan3-copiePréparons le baptême de notre enfant
Guide pratique pour célébrer le sacrement
Michel Wackenheim
ISBN 978-2-7122-1430-2 • 112 p. • 12,95 $
Dans un langage d’aujourd’hui ce guide répond aux nombreuses questions des parents qui désirent faire baptiser leur enfant, proposant de construire, étape par étape, la célébration, de choisir les lectures bibliques et de vivre la cérémonie dans la joie.

Chemin de croix avec sainte Faustine
Dans le Cœur de la Miséricorde divine
Christophe Hermanowicz
ISBN 978-2-7067-1263-0 • 64 p. • 8,50 $
L’auteur nous propose dans ce Chemin de croix de mettre nos pas dans ceux du Seigneur, Serviteur souffrant, en compagnie de cette grande sainte, à partir d’extraits de son Petit Journal.

Retrouver la joie de prier – CD
Jacques Philippe
3760209692815 • 19,95 $
9 jours de méditations inspirantes, de retraite à vivre chez soi, dans le métro, en marchant… sur un thème précis pour avancer. Ce CD est à la fois une école de prière et un vrai outil de transformation de soi.

Joie véritable
70 enluminures à colorier
Estelle Chandelier
ISBN 978-2-7067-1453-5 • 72 p. • 19,95 $
Inspirées des plus belles réalisations des peintres enlumineurs du Haut Moyen Âge jusqu’à la Renaissance, ces enluminures à colorier ouvrent un espace de méditation où puiser la joie véritable qui rassasie les cœurs.
blogue-jan4-copieÉvangile selon Jean -Tome 1
Structures et symboles – Jean – 1-9
Marc Girard
ISBN 978-2-89760-109-6 • 318 p. • 25 $
L’auteur relève le défi de montrer la cohérence, non seulement de l’ensemble de l’Évangile, mais de chacune de ses sections et de leurs composantes, structurant le texte en tableaux afin que le lecteur perçoive son architecture et ses articulations.

Dire Dieu autrement
Homélies au fil de l’an
Jacques Noyer
ISBN 978-2-7067-1448-1 • 222 p. • 32,95 $
À l’instar de pape François, l’auteur souhaite faire des homélies qui résonnent bien aux oreilles et touchent vraiment le cœur des gens. Trouvant son inspiration dans des registres variés, il renouvelle la beauté indémodable du message évangélique.

Découvrir Jésus en lisant saint Marc
André Vingt-Trois
ISBN 978-2-7067-1449-8 • 216 p. • 32,95 $
Le récit de saint Marc est le plus court des quatre Évangiles. Il est aussi le plus proche des évènements qu’il rapporte et celui qui traduit et partage le premier l’ampleur renversante de la vérité sur Jésus que l’auteur nous invite à approfondir.
blogue-jan5-copieL’islam éclaté
Ses multiples branches et ramifications des origines à nos jours.
Henri de Saint-Bon
ISBN 978-2-7067-1440-5 • 192 p. • 32,95 $
L’islam, qui prend une place de plus en plus grande dans le débat public en France et en Europe, soulève également beaucoup de questions auxquelles l’auteur tente de répondre en décrivant les différentes branches et ramifications de cette religion.

Le fou de New-York – Roman
Michael D. O’Brien
ISBN 978-2-7067-1450-4 • 224 p. • 36,50 $
Entre New-York et la frontière canadienne, un jeune amnésique rencontre Billy, un homme débonnaire et mystérieux qui se prend de compassion pour lui. Avant et après le 11 septembre 2001, deux destins s’épanouissent puis basculent.

Quand les ados jouent au sexe
Jean Matos
ISBN 978-2-7122-1431-9 • 120 p. • 19,95 $
Devant les pratiques sexuelles des adolescents, fortement bousculées par les réseaux sociaux et Internet, l’auteur offre aux parents et aux éducateurs des pistes pour développer une éducation affective, relationnelle et sexuelle équilibrée.
blogue-jan6-copie10 rites pour vivre avec Dieu en famille (lot de 10 dépliants)
En collaboration
ISBN 978-2-85733-431-6 • 22 p. • 25,95 $
Un dépliant ludique qui permet à l’enfant de découvrir les rites de la foi chrétienne et de nourrir son itinéraire personnel en complétant sa découverte par des prières et des activités.

Pas à pas… en Carême ! Année A – Livret des 7/11 ans
En collaboration
ISBN 978-2-85733-313-5 • 36 p. • 4,95 $
C’est le Carême ! 40 jours pour suivre Jésus et découvrir que Dieu t’aime et te pardonne ! Un livret à ouvrir en famille et se préparer à accueillir Jésus ressuscité dans la joie d’un cœur renouvelé.

Pas à Pas… en Carême ! Année A – Livret des catéchistes
En collaboration
ISBN 978-2-85733-314-2 • 52 p. • 6,95 $
Une proposition catéchétique pour accompagner les enfants en équipe ou en famille pendant le temps liturgique du Carême avec un itinéraire à vivre en 6 étapes ou en temps forts. Accompagné de supports pédagogiques.

À la découverte des histoires de la Bible 1 – Coffret
En collaboration
ISBN 978-2-85733-439-2 • 49,95 $
Quatre albums réunis dans un coffret pour offrir aux enfants à partir de deux ans les histoires de la Bible les plus significatives et, formule originale, réunir dans chaque album relié, deux histoires tête-bêche aux dessins très colorés.

À la découverte des histoires de la Bible 2 – Coffret
En collaboration
ISBN 978-2-85733-440-8 • 59,95 $
Cinq albums réunis dans un coffret pour offrir aux enfants à partir de quatre ans les histoires de la Bible les plus significatives et, formule originale, réunir dans chaque album relié, deux histoires tête-bêche aux dessins très colorés.